FRASCATI
malico, consacré à la gloire des acteurs du monde entier. Une correspondance de Paris décrivait avec enthousiasme les mérites variés de la troupe de rOdéon.
Le débarcadère, la locomotive, le café-chalet suisse, la crinoline, le Filodrammatico ! Si ce n'est point le progrès, qu'est-ce que le progrès ?
c( — Et, ajoutait le Peintre, moi, j'ai vu la bibliothèque d'une grande maison : toute la Revue des Deux Mondes, tout Scribe, et rien qui ne fiât de même famille. On s'en va, on sVn va ; je vous dis qu^on s'en va ! »
Nous baissons la tête, pleins de tristesse. Et cependant les sureaux fleurissent, la neige brille sur les montagnes, le printemps sourit dans les vergers.
O charme de Frascati, qui te saura dépeindre ! Ton immense campagne, avec Rome au fond, tes arbres verts en plein décembre, ton soleil doux en plein été, et qui rit sur la tête, et plus encore dans le cœur !
On arrête au couvent des Gamaldules, si stable sur sa pointe de colline et si souriant dans son grave silence. Point d'enivrement de la vie qui empêche de souhaiter un peu de rester là.
4î8 LIVRE VII. CHAPITRE XX.
On traverse les splendeurs sévères des jardins Aldobrandini -, on gravit le Tiisciilum de Cicéron, mais qu'il est peu question des Tiiscidanes ! On redescend par Grotta-Ferrata, et harassé de merveilles, on admire encore les peintures du Dominiquin.
Rien ne s'oublie : ces images ne s'effacent point, ces parfums demeurent. Je sais où j'ai cueilli cette fleur de chèvrefeuille ; je sais sur quel tronc de chêne vert jouait ce rayon de soleil quand je rencontrai ce regard plus clair qui illumine encore mon cœur.