‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 115 sur 230 · VIA APPIA · texte numérisé non relu

VIA APPIA

Agnès et Luce, mes chères petites filles, je reviens d'une promenade dans la campagne de Rome-, j'ai parcouru Tancienne route que Ton nomme la voie Appia.

Là sont les tombeaux des païens. C'était la coutume romaine d'enterrer sur les voies publiques. Ces tombeaux se touchent presque.

Plusieurs étaient si grands que de leurs débris on a pu bâtir des maisons. L'un d'eux porte une ferme^ son champ et un bouquet d'arbres.

Sous quelques monuments il y avait des chambres ; les murs étaient revêtus de stucs, ornés de peintures représentant des fruits, des fleurs et des oiseaux. ,^

Les païens ne connaissant pas Dieu et ne pouvant croire à la résurrection, avaient horreur de la mort. Ils la ^ oulaient farder de ces images agréables.

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