‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 120 sur 230 · CONSULTATION POUR UN MÉDECIN ET POUR UN AVOCAT · texte numérisé non relu

CONSULTATION POUR UN MÉDECIN ET POUR UN AVOCAT

Que veux-tu que nous disions, docteur qui nous Icmandes des nouveautés, et qui nous presses d'ar-

^:)2 LIVRK VII. CHAPITRE XKIV.

ranger enfin l'édifice chrétien de telle sorte que tu puisses l'habiter à ton aise ?

Quelle réponse ferons-nous à tes requêtes, sinon que nous les connaissons mieux, peut-être, que toi-même, qui n'as pas bien sondé ton cœur ? Tu exiges de nous ce qui n^est pas à nous.

Ces préceptes que tu veux ôter du Christianisme pour ta commodité, nous en avons été effrayés comme toi avant d'entrer, et gênés après. Avant d'entrer, nous avions demandé qu'on les ôtât.

Entrés pourtant, nous connûmes qu'il nous était

bon d'être gênés, que cette gêne était nécessaire ; puis, la gêne a diminué, et enfin nous avons éprouvé qu'elle est douce et féconde.

Nous avons souhaité qu'on nous éclaircît les mystères. A la clarté qu'ils fournissent eux-mêmes, nous les avons scrutés et sondés, et il a fallu confesser qu'ils sont inscrutables et insondables.

Mais nous avons vu que leur obscurité est trèslumineuse, et que ces choses incompréhensibles expliquent tout. L'insondable et Tinscrutable sont la claire révélation de l'Infini.

Toi-même, concevrais-tu Dieu sans mystère ?

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