SAINT-MARTIN ET SAINT-SYLVESTRE
Au dehors, c'est une masure; à l'intérieur, la peinture, les marbres, Tor éclatent dans la magnificence d'une architecture grandiose et légère-. Plus magnifiques encore sont les souvenirs. L'autel prin-
cipal s'élève sur une crypte pleine de corps saints . Il y a là des martyrs et des confesseurs, papes et évêques dont on sait les noms, et grand nombre d'autres qui sont connus de Dieu.
De la crypte, on va aux thermes de je ne sais quel empereur. Ils servirent d'église; deux conciles y ont siégé. On y vénère des reliques du bienheureux Tommasi, cardinal. Pour répondre aux exigences de son rang, ce cardinal avait composé sa maison d'un ramas d'estropiés et d'infirmes, et il les servait.
Des chants venaient à nous. C'était les litanies de la sainte Vierge, chantées dans l'église d'en haut par une congrégation de jeunes filles : Regina martyrum^ Regina con f essor um, Regina virgi-
Il y avait une autre réunion, formée de bambins. Un carme leur donnait en riant des instructions qu'ils écoutaient en riant. — Certes la tenue générale était familière. Un bon chrétien de France aurait eu de quoi se choquer. — Plus naturellement nous admirâmes le bonheur de ces enfants, ainsi enseignés dans une telle salle d'école.
l'NE FLEUR DU COLISKE. 9I