‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 179 sur 230 · PAROLES D UNE PAYSANNE · texte numérisé non relu

PAROLES D UNE PAYSANNE

Le Très- Révérend Abbé de Solesmes et un moine de Saint-Paul , visitant le tombeau des Scipions, furent surpris par la pluie. Ils s'arrêtèrent sous un auvent et, attendant que l'averse fut passée , ils dirent le bréviaire.

Une vieille contadine, pauvre et portant un petit fagot, vint au même abri. Elle se tint discrètement auprès des religieux pendant qu'ils priaient.

Ils arrivèrent à la fin du Te Deiun : In te, Domine, speravi, non confunday^ in œtermim. Là, ils firent une pause, regardant si la pluie allait cesser. La bonne vieille alors ouvrit la bouche :

— Signoi^i , dit-elle aux deux religieux , che bella parola : Domine, in te spey^avi ; non confundar in œternum ! Elle les salua noblement, remit son fagot sur sa tête et s'éloigna.

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