‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 188 sur 230 · LES DERNIERS VAINQUETIRS AU COLISÉE · texte numérisé non relu

LES DERNIERS VAINQUETIRS AU COLISÉE

Rome le comprenait et Tadmirait. Celui qu'on appelait le pauvre était devenu Tun de ses ornements sacrés-, elle considérait com.me une de ses protections auprès de Dieu ce juste assidu à la prière constante. Car la prière du juste est puissante devant Dieu : Multiim valet deprecatio justi assidua.

Elle lui fit de triomphales funérailles, elle vint prier à son tombeau glorifié par les miracles -, et en attendant le décret qui devait placer Benoît Labre sur les autels. Pie IX avait déjà voulu consacrer son souvenir dans le Colisée.

L'arcade où se réfugiait le héros martyr de la pauvreté et de Thumilité chrétienne, l'indigent riche en aumônes et plus riche encore par les bé-, nédictions qu'attirait sa prière, cette arcade est devenue une chapelle, un sanctuaire dans le sanctuaire.

Au milieu des injures que lui adresse Tesprit moderne, ennemi furieux de la pauvreté, Rome n'a pas craint de tant honorer l'homme de rien, le vagabond qui sut être cette chose si grande sur la terre : un pauvre de Jésus-Christ !

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