DE ROME. I I
nouveau ce cœur de Père, j'ai reçu de nouveau ce nom de Fils. Un jour , j'ai dû demander justice : et le Juge, aussi attentif que le Père s'était montré clément, a relevé mon humble droit qu'une main puissante avait brisé.
Un autre jour, écrasé par la force, insulté par cette force qui m'écrasait ; sans recours, mais ainsi traité, grâce à Dieu, parce que j'avais fait mon devoir-, triste de me sentir inutile, tranquille comme un soldat blessé , je parus devant le Vicaire de Jésus-Christ.
O ciel ! prosterné, je Tentendis glorifier ma blessure. Sa voix sacrée disait : Beati qui persecutionem patiiintiir propttr justitiam. Oui , mes oreilles ont recueilli ces mots-, j'ai eu cette gloire!
Et je me trouvais dans un ravissement de lumière. Bienheureux donc êtes-vous, ô Père trèssaint! ô juste trahi, flagellé et crucifié ! ô gardien et défenseur de la justice, qui souffrez pour elle de si dures persécutions !
Bienheureux sur votre Calvaire ! Et vous ne craignez pas de souffrir, car la justice triomphera parce que vous souffrez! Et nous, baisant vos pieds captifs, recevant la bénédiction de vos mains enchaînées, nous recevons sur nos âmes le sang de la croix !