‹ Le parfum de Rome (volume 3)Chapitre 52 sur 230 · LE CORBEAU · texte numérisé non relu

LE CORBEAU

constamment percher un corbeau. Un jour, au pied de Tarbre, la pioche rencontra Turne qui contenait la cendre de Néron. On jeta cette poussière et le pape Pascal III, à la prière et aux frais du peuple, bâtit Téglise pour purifier le quartier. — Ainsi parle la tradition.

Hélas! Texorcisme ne fut pas victorieux. Au bout de trois siècles, le corbeau reparut sous forme humaine. Il croassa, ses croassements réveillèrent l'esprit de Néron, et des veines du Christ coulèrent de plus larges fleuves de sang. C'est dans le couvent de Sainte-Marie du Peuple que prit gîte Martin Luther.

Néron, Martin Luther î deux artistes jaloux de faire admirer la beauté de leur voix, deux ouvriers de la même œuvre I Puisque Luther venait à Rome, il y devait rencontrer Néron. Luther devait dire ses dernières messes là où Néron avait reçu ses derniers honneurs.

Il y a des lieux que ne peuvent purifier ni Teau, ni le feu, ni le sang. Un jour il se passera quelque chose d'eftroyable sur cette place, où Tautel de Marie n'a pas empêché Luther de rencontrer Néron.

104 LIVIU- IV. — CHAPITRF Ilî.

Page 1