‹ Le Parinirvana et les funérailles du BuddhaChapitre 1 sur 10 · Le Parinirvana et les funérailles du Buddha · texte numérisé non relu

Le Parinirvana et les funérailles du Buddha

Le dernier des cent contes qui constituent [Wvadûna-Çalaka est intitulé : Snmgïti ~\e Concile». Ce récit avait déjà retenu l'attention de Burnouf, qui en traduisit la seconde partie, c'està-dire la légende de Sundara * . Plus tard, Feer en donna une traduction complète, exécutée sur le texte sanscrit avec le secours de la version tibétaine (2).

Cet avadâna a une importance particulière dans la littérature des contes. Entre tous les récits de ['Amdâna-Çataka , il est le seul qui fasse paraître le roi Açoka et son conseiller lpagupta. Tandis que les quatre-vingt-dix-neuf avadâna qui précèdent relatent tous «des faits contemporains de Çâkyamuni, dont il a été le témoin et à propos desquels il a donné une instruction3 », le centième nous transporte à une époque plus tardive, et l'enseignement y est donné, non plus par le Maître, mais par son disciple Lpagupta. D'autre part, la

' Bi'Rsoi'F, Introduction à l'histoire du Buddhisme indien, 1, p. 43a ^t suix. •s' Feeb. Aradâna-Çataka. Annales du Musée Guimet . t. XM1I, p. 43o. 1 F fer. Avadâna-Çataka . J. A*.. 1879. L II, p. 381.

— 1.*{ 6 ++ |/iR6]

légende de Sundara, qui termine l' ivaââna-Çataka, se retrouve bu début «l'un autre recueil intitulé KalpaàrumarAvaâèna, ou '•Ile commence une série de pontes qui mettent encore <'n Bcène Açoka et Unaguptà. Le centième fécil «le YÀtiâiôna-Çataka mé-

rite donc d'être examiné attentivement, et il n'est pas sans intérêt de déterminer les influences qui ont préside* à 6on élaboration.

Nous nous proposons de montrer d'abord que ce conte est étroitement apparenté au Vinaya des Mùlasarvastivadin et que, comme ce grand ouvrage, il a vraisemblablement éfé rédigé dans les régions du Nord-Ouest de l'Inde. Puis, élargissant le cbamp de notre recherche, nous grouperons et nous comparerons entre elles les autres rédactions des stances qui furent prononcées par des deva et des disciples a l'occasion de la fin du Buddha. Nous espérons ainsi aboutir à une classification d'ensemble des divers textes relatifs au Parinirvâna de Çâkyamuni(,l

L'analyse des principaux faits de la légende de Sundara suffit à déterminer ses attaches géographiques. Açoka, roi de Pâtaliputra, avait un fils admirablement beau, nommé Kunala. Le roi ravi s'écria : -Mon fils n'a pas son pareil dans le monde pour la beauté! » Or, des marchands du Oandhâra^', de pas-

(1> Mon intention était d'abord d'étudier dans une courte note les rapport* de l'avadâna «Le Concile» et du Vinaya des Mùlasarvastivadin. Puis j'ai élargi mon sujet, sur les conseils de mon maître Svlvain Lévt. C'est lui qui m'a initié jadis aux études bouddhiques. Cette (bis encore, il n liit-n voulu m'aider dans ma recherche et revoir mes traductions. Je ne puis dire en quelque» mots tout ce que je lui dois. Seuls, ceux qui l'ont approché peuvent imaginer l'obligeance et le dévouoment dont il a fait preuve à mon égard et dont je lui suis profondément reconnaissant. Je remercie également mon maître \. l-'ou (lier qui a eu la bonté de lire mon manuscrit et m'a suggéré plusieurs corrections.

(,) Burnouf avait déjà lu: Gàndhâra. Feer écrivit d'abord ainsi i J. .!«. , 1879, t. II, p. 278), puis, dans les Annale- du Musée Guimet, il adopta une forme éuigmatique : Çandhara. Les éditent de l' litulnna-Çutaka sont revenu-avec raison à la leçon (iandhara.

sage à Pâtaliputra. dirent au roi : i Majesté, il y a dans notre pavs un jeune garçon du nom de Soudan qui d4p«É— l'éclat des hommes sans atteindre l'éclat des dieux. A «a naissance, un étang dont le bassin est finît de pierres précieuses, dont l'eau est remplie de parfums divins, apparut en même temps qu'un parc abondant en fleurs et en fruits, grand et mobile. Partout où va le jeune garçon, l'étang et le parc apparaissent toujours près de lui.-' Etonné, Açoka fit venir le jeune Sundara et il fallut bien reconnaître que les marchands avaient dit vrai.

Interrogé par Açoka sur les causes de ce prodige, le vénérable Ipagupta déclara que dans une existence antérieure, à l'époque du Premier Concile, Sundara avait acquis des méritas extraordinaires en offrant à kâcyapa et aui membres de l'assemblée un bain rafraîchissant et réparateur.

Il est évident que le rédacteur de ce récit prétendait glorifier le Gândhâra en v faisant naître un jeune homme dont la beauté et les attributs merveilleux pussent faire pâlir l'éclatante et universelle renommée du tils d'Açoka. Un tel conte, sous la forme où nous le trouvons dans X Aradânii-Çataka . n'a pu être rédigé que dans quelque pays de la région du Nord-Ou tel que le Gândhâra ou le Cachemire.

La légende que nous venons d'analyser est précédée d'une importante introduction, qui ne présente, à première vue, aucun rapport avec la Suite. On y trouve un court récit du Parinirvâna de Çâkyamuni ainsi que les stances qui auraient été prononcées à cette occasion par des deva et des disciple. Comment expliquer la présence de ce fragment avant la légend»de Sundara?

L'avadâna tout entier est intitulé «le Concile-. Le fait essentiel de la légende de Sundara. c'est le mérite extraordinaire que ce personnage s'est acquis au moment du Concile de Rajagrha. Or. dans les ouvrages canoniques ou extra-cano-

niques, le compte rendu du Premier Concile est presque toujours précède* d'une relation de la scène du Nirvana. C'est une façon de rattacher en quelque sorte le récit à la biographie du Maîtn; et de lui conférer une authenticité égaie à celle des Sûtra. On comprend que le rédacteur de Yannlàita et le Conciles ait voulu procéder de même et qu'il ait également commencé sa narration par la scène du Nirvana.

Mais alors il devient possible d'opérer une confrontation de textes qui permettra d'éprouver la solidité de notre hypothèse en ce qui concerne l'origine de la légende de Sundara. Le Vùtaya des Mulasarvàstivâdin paraît avoir été composé au Cachemire^ et il contient un récit du Concile de Râjagrha, qui s'ouvre précisément sur la scène du Nirvana. Il y a donc là matière à comparaison.

En fait, les deux rédactions apparaissent presque identiques quand on en rapproche les parties versifiées. Pour bien faire saisir les analogies, je donne ci-après, en regard de la traduction de Fecr, les passages correspondants du Vinaya desMûlasarvâstivâdin , traduits sur la version chinoise de Yi-tsing.

Avàdâna-Çataka. Vinava DES MÛLASARVÂSTIVÀDIV

(Trad. Frei», Journal Asiatique. (Chap. 38, Trififaka dfctWOM, éd. Tflkyg,

1879, II, p. 975.) XVII, a, p. 85b, col. 9.)

Aussitôt que le bienheureux En ce temps-là, au moment où

Ikiddha fut entré dans son Nirvana le Tailiâgata entra dans le Nir-

complet, les deux çàlas, les meil- vâna, les fleurs glorieuses des

leurs des arbres, qui constituaient arbres jumeaux çâla tombèrent

le bouquet d'arbres formant la éparses et recouvrirent entièrement

paire, s'inclinèrent et couvrirent ta corps couleur d'or. de fleurs de cala la couche de lion du Tathàgata.

Aussitôt que le bienheureux Alors à ce Bpeotade, il y eut un

<" Cf. Le Nord-Ouest Je l'Inde dans le Vinaya des Mnlaxanuixtuadin H les textes apparentés, ./, I», . nji '1 , Il , p. 'n\'t.

Buddha fut enli-é dans son Nirvana Bhiksu qui récita la slance suicomplet, un Bhiksu prononça à vante : cette heure même cette stance :

beaux, certes, les deux calas Au moment du Nirvana de l'Honoré

[de ce bosquet.

Ces arbres, le> meilleurs des arbr»s.

Puisqu'ils ont couvert de fleurs

Le Maître entré dans son Nirvana

[complet.

Vu^itot que le bienheureux Buddha fut entré dans -on Nirvana complet, Çakra, le roi des dieux.

prononça cette stance :

i lui, les samskâra sont impermanents,

Ktant soumis à la loi de la production

[et de la destruction;

Aprèfl (ju'ils ont été produits, ils sont

[an Le bonheur consiste dans leur suppression ' .

Aussitôt que le bienheureux Buddba fut entré dans le Nirvana complet. Brahma, le maître du monde , prononça celte stance :

Tous les êtres qui sont dans ce monde N ont désormais rejeter le corps Puisqu'un maître comme celui-ci Qui n'a pas son pareil au monde, Revêtu delà force d'un Tathâgata.

Doué de l'œil (de la science) est entré [dans le Nirvana complet.

[du monde, Les arbres çâla, les meilleurs des [arbres. Inclinant leurs branches, ont a!

[leur ombre Et ont dispersé leurs fleurs glori-

lion (lak rade vendra prononça aussi cette stance :

Les composés sont impermanent~ :

lis sont soumis à la loi de la production et de la destruction.

La i loi de i la production et de la destruction étant supprima- .

Le Nirvana, c'est le bonheur.

Alors Brahma , le roi des deva .

prononça aussi celte stance :

Dans l'univers entier, Tout ce qui vit aboutit à la mort.

La force de l'impermanen

[grande.

[.•■- omposés sont entièrement péris- [ sables.

Le grand maître, œil du monde.

Le Daçabala qui n'a pas son pareil,

Cf. G. Bluleb. Three Buddhttt Intcriplion» in Swat, dans Epigraphia Indien, IV, p. |34 (teite communiqué par M. Sylvain Lévi \. Dans le Mahâparinibbâna-Sutta , VI, 10, ce vers est prononcé par Indra au moment de la mort de Çâkvamuni. Il se retrouve dans YUdàna-Varga. I, 3 et le Dhammapada, i4q, et aussi dans le Jâtaka pâli Mahà-iudassana , n° 9a.

Sa propagande étant eehêl

S'est éteint hii boequel (!<•- iirluc» ju

i meaux.

Aussitôt que le bienheureux Huddha fut entré dans sou Nirvana complet, l'âyusmat Aniruddha prononça ces stances :

11 a cessé de respirer Cet ascète au cœur ferme:

Il est parvenu au calme inébranlable Celui qui a l'œil de la science, il est [entré dans le Nirvana complet.

Il y a eu une grande épouvante,

Il y a eu (un tressaillement d') horri-

[pilalion

Quand le Maître, doué des dons'1) les

[pins variés

Est arrivé au ternie final.

L'esprit qui ne se laisse prendre à

[ aucune attache

Lorsqu'il reçoit la sensation,

Un tel esprit arrive à la délivrance,

De la même manière que s'éteint une

[ lampe (i).

Alors le vénérable Aniruddha récita aussi ces itaDces :

Le Buddha a cessé d'aspirer et d'ex-

| parer;

Son cœur aussi est paisible.

Maintenant l'œil du monde est fermé.

Il est entré dans le calme et dans la

[paix inaltérables.

L'Honoré du monde qui possède au

[complet les dix forces ,

Sa propagande terminée, est entre dans

[(le Nirvana) sans re-tc

A cette nouvelle, les êtres

Ont été horripilés et ont ressenti de la

[ frayeur.

Que votre cœur n'ait pas de défaillance Et qu'il ne ressente pas de trfsfase!

Le Buddha a réalisé la vraie délivrance (moksa).

Ces! comme une lampe qui s'éteint.

(1) Eeer a lu tara, d'accord avec la version pâlie du Mahàpartnibbâna. Speyer a lu bala «force», qui correspond au chinois. Ce vers, dam le Muhaparinibbâna pâli, est prononcé par Ananda. Les Thera-Gàlhâ le placent aussi dans la série des vers d'Ànanda (Thera-Gâthâ, 106G).

M La traduction de Feer est manifestement fautive. Il faut entendre, comme l'indique la variante du pâli : «H avait accepté de subir les impressions mais sans y attacher son cœur. La délivrance de son esprit, c'est comme l'extinction d'une lampe. »

Pour l'expression rcilanâm adhivàtayan , que Hurnouf a rendue par : il a souffert l'agonie de la mort (Lotus de la Benne Loi, p. Sifj)* s'" (|"1" '** autres traducteurs l'ont suivi, il faut comparer les vers des Tltmt-ilaïka. ;i|'i à 8o() , attribués à Malunkyaputla.

Sept jours après que le bienheu- Buildlia fut entré dans le Nirvana complet, layusraat Ananda, décrivant un pradavina autour du bûcher de Bhagavat, prononça celte stance :

Le joyau du corps avec lequel le guide Doue de la puissance surnature!

[entre dans le monde de Brahma A été consumé par un feu intérieur.

11 avait été enveloppé dans cinq cents [paires de manteaux.

(Page 89\ col. 4.)

Alors Ananda décrivant un pradaksina autour du bûcher récita cette gâthâ :

Le corps merveilleux du Tathâgata est

[entré dans le calme parfait.

Soudain, les flammes «'élevant ontom-

[sumé ses restes.

Il ne subsiste qu'une paire intacte :

[l'intérieur et l'extérieur.

Les mille manteaux ont été consumés

[dans les flammes.

Oui, c'est dans mille manteaux bien

[compte-

Qu'il avait été enveloppé, le corps du

[Buddha.

Mais ici deux manteaux n'ont pa- et.

[bru,

L'intérieur et l'extérieur.

On voit crue les stances du Vmaya et celles «le V iniJânn sont étroitement apparenté. ■< Lm BtlsMt idées sont exprimées dans un texte et dans l'autre; les mêmes gâthâ sont placées dans la bouche des mêmes personnages et elles sont rangées dans le même ordre. Toutefois ces analogies évidentes ne vont pas jusqu'à l'identité. Les deux textes présentent des différences de détail et la question se pose de savoir si ces variantes sont imputables au traducteur chinois ou si elles proviennent du \ maya original. Le \inaya des Mùlasarvâstivâdin faisant partie du Kandjour tibétain sous le titre de Dulva , il est nécessaire de faire intervenir dans cette discussion le témoignage des traducteurs tibétains.

Le récit de la fin de Çâkvamuni d'après le Dul-vn a déjà ét-; traduit en anglais par (.sorna de kùrus dans le vingtième vo-

lume des Asialic Researches. Foucaux en a donné depuis une traduction française basée sur le travail de Csoraa. Ces deux traductions ne rendent pas très rigoureusement le sens du texte tibétain et elles présentent des lacunes. Il y manque notamment les slances d'Ànanda. M. Sylvain Lévi a eu la bonté de transcrire et de traduire pour moi , avec sa haute compétence, les slances du Dul-va, d'après l'édition que possède la Bibliothèque Nationale. Pour faciliter la comparaison, j'ai reproduit également ci-après le texte correspondant do XAvaàtma- Çataka d'après l'édition de Speyer :

Avadâna-Çataka.

(Édité par Speteb, Bibliotheca Buddliica, III, p. 198.)

Samanantaraparinirvrte hhagavaty anyalaro bhiksus tttyim

velâyâm gâthâm bhâsate :

Sundarau khalv imau çâlavanasyâsya drumottamau yad avâklratâm puspaih çâstâram parinirvrtam

Samanantaraparinirvrte Buddhe bhagavati Çakro devendro gâthâm bhâsate :

Anityâ bâta samskârâ utpâdavyayadharminah utpadya hi nirudhyante tesàm vyupaçamas siikham iti

Samanantaraparinirvrte Buddhe bhagavati Brahmà Sahâmpatir gâthâm bhâsate :

Sarvabhûtâni loke 3smin niksepsyanti samucrlnaxain evainvidho yatra çàstâ lokesv apralipudgalah Tathàgatabalapràptah caksusmân pariniivrlah

Samanantaraparinirvrte Buddhe bhagavati âyusmân Aniruddlm githi bhâsate :

Sthità KçvfisapraçViflS sthiraciltasya tâyinah ânijyâm çântim âgamya caksusmân pariuiivrtah

Tadàbhavad bhîsanakain tadâbhud romahaisanam sarvâkârnbalopetah çâstâ kâlam yadâkarol

AsanilîiH'iia cittena vedanâ adbivâsayan pradyotasyeva nirvânam vimoksas tasya cetasa ili

Saptàhaparinirvrte Buddhe bhagavati âviismàn Ànando bhagavataç cilam pradaksinïkurvan gâthâm bhâsate :

Vena kayaralanena nayako Brahmalokam aganiaa maharddhikah dahyate sma tanujena tejasâ paficabhir yugaçataih sa vestitah

Sahasramâtrena hi cïvarânâm buddhasya kâyah parivestito 'lduil dve cïvare tatra tu naiva dagdhe abhyantaram bâhyam atha dvitïyam

DtL-VA.

(XI, page 637b, ligne 1.)

De'i che dge sloiï gzau zig gis chigs su cad de srnras pa

Çâla (rnams) ni rab mjes pa'i j ljon çin mèhog gi chai bu Mir ston pa mya nan Mas pa la me tog dag gis rab tu gtor ||

Sans rgyas bcom Idan Mas raya rian las Mas nia lhag tu | llia'i dban po brgya byin gyis chigs su cad de smras pa |

K\<' ma Mu byed mi rtag ste || skye zin 'jig pa5i chos can y in || skyes nas 'jig du "gyur ba de dag ne bar zi ba bde ||

Sans rgyas boom ldan Mas mya ùan las Mas ma thag tu | mi mjed kyi bdag po chans pas chigs su cad de smras pa !|

'Byun ba kun gyis "]\g rten Mir ni bsags pa'i mtha' Mor °gyur Jjig rten Mir ni gan zag bla med ci la | de bzin gçegs pa stobs rnams brnes pa spyau ldan pa ;| ston pa Mi Ha buyan yons su mya ùan Mas |

Sans rgyas héomldan Jdas yons su mya nan las Mas ma tfia»; tu | clic dan lHan pa ma 'grags pas chigs su cad de smras pa||

Brtau pa'i thngs kyis ekyobt mjad <iiï mi gyo zi ha bsnes gyur pa || dbugs dbyun pa dan nïub 'gags nas || spyan Idan yons su mya nan 'das ||

Rnam pa thams èad mèhog Idan pa || gan che ston pa dus mzad de || de che rab tu srïans gyur txii || de che skia yan laùs bar gyur ||

Zum pa med paJi thugs kyis ni || chor ba dag lac. lhag par gnas || de'i thug6 ni rnam 'grol ba |j sgron ma de Mra mya nan 'das ||

Stances prononcées par Ànanda decani le bâcher. (i)«/-vo,XI,p. 6.'iti\ ligne f>.)

Knam par Mren pa rin èheu sku mha' ba i1 rdu 'phrul èhen po chans pa'i 'jig rten gçcgs sans rgyas sku la ras zun liia brgya dan || chos gos ston sned kun tu dkris gyur pa |

Nid kyi gzi brjjid kyÎB ni sku gdiui dan || çin tu bkris par rab tu cbig par gyur || de la chos gos gnis ni ma chig pa || naù rim dan ni phyir mi Jdi rnam gnis |]

Page 1