SCENE VIII
PROSPER, KLEISER, Les Soldats Allemands, puis BLIZOT.
Lu porte, eédant à nne poussée extérieure, lirre paMag* à l'officier, puis aux roldats de l'armée ennemie.
KLEISER, à Prosper, avec dureté, en bon français) san» accent.
Pourquoi n'ouvrais-tn p is?
PROSPËK^ faisant le simuiacre d'étouffer un bâillement, et. répondant sur un ton de fierté.
N'est-il pas permis de dormir, à cette heure? KLEISER, avec méfianoe.
Tu dormais?... cependant, il y avait de la lumière,, chez toi,... ou du moins, ici; car, lu n'es point le maître... Où est Blizot, le maire?... (Avec autorité.) Il faut que je lui parle.
PROSPER, avec hauteur* déposant la lampe sur la table, et ne paraissant pas disposé à bouger.
Mon oncle est un vieillard, et il est fatigué... Il dort, en ce moment.
KLEISER^ prenant une ehaiie, et s'asseyant à droite de la table; à Prosper.
Va l'éveiller, dis-lui que je l'attends, et amène-le moi.
Les soldats ae tienaent debout, près de la porte du fond.
PROSPER, à Kleiser.
Ne puis-je remplacer mon oncle ?
▲ ea moment, la porte de la obambre de R]iiot ■'•evre^
eu haut de l'escalier, à gauche ; le maire de Blonville
parait, réveillé par le bruit, et à demi vêtu.
BLIZOTj après un silence, durant lequel il considère, avev
une surprise mêlée de méfiance les ennemis installés chea
lui, s'avance, en haut de l'esoalidr) et légèrement penché.
appuyé à la rampe.
Que voulez -VOUS?
KLEISER, sur un ton d'autorité froide, sans quitter ■■ chaise.