IMPORTATIONS
La draperie, les toiles .... 2,000,000 livres.
L'épicerie, la droguerie . . . . 1,500,000 La bijouterie, matières d'or et
d'argent 900,000
La soierie, la chapellerie . • . 400,000
La bonneterie 250,000
Les cuivres, laitons, etc. . . . 200,000
Les exportations dépassaient ainsi les importations de
82,500 livres.
Comment trouver, dans l'industrie des habitants, des ressources suffisantes pour acquitter les quatre ou cinq millions d'impôts? Aussi l'auteur du Mémoire ajoute : * Faut-il s'étonner si l'argent est si rare? Le défaut de numéraire prend sa source dans le peu de commerce du pays, dans la privation des manufactures qui pourraient s'y établir avec succès, dans le découragement de l'agriculture. »
Depuis 1766, les impôts se multipliaient. La prorogation des vingtièmes ne procurait point les amortissements annoncés ; il fallait faire face aux dépenses nécessitées par la guerre d'Amérique. La guerre maritime entre la France et l'Angleterre, les déprédations qui se commettaient depuis de nombreuses années avaient sensiblement atteint les finances; le gouvernement essayait de donner le change à l'opinion. Le 13 février 1780, il publiait une déclaration où il annonçait son in-