INTRODUCTION XIII
président Étienne de la Grange et le cardinal d'Amiens. Il y avait donc, y compris le premier président, cinq présidents à la Grand'Chambre. Cette dernière anomalie disparut le 22 mai 1403; un président étant mort, Charles VI, plus fidèle à sa parole que Jean le Bon, ne le remplaca pas.
Plusieurs de ces présidents secondaires remplirent d'importantes fonctions diplomatiques (Philibert de Paillart, en Autriche, en Luxembourg et en Allemagne, — Jean de Vailly, en France); d’autres se signalèrent par leurs talents comme administrateurs et par leur dévouement inébranlable au roi et à la cause française (Jacques la Vache, Étienne de la Grange, Pierre Boschet, Simon de Nanterre).
Leur traitement était inférieur de moitié à celui du premier président; de même que ce dernier suppléait le chancelier, de même ils suppléaient celui-ci dans les audiences ct dans les commissions.
Les autres chambres avaient aussi leurs présidents spéciaux, qui n'étaient en réalité que les plus anciens conseillers de ces chambres.
La Chambre des enquêtes en comptait deux; le premier connu, Jean de Hubant, est aussi le plus célèbre. La Chambre des requêtes n’en eut qu’un seul; il est à noter que parmi ceux qui se succédèrent dans cette charge unique, Jacques de Ruilly et Jean du Drac devinrent présidents de Ja Grand'chambre.
Depuis le 16 février 1366, date de la nomination de Jacques d’Andrie, successeur de La Vache, les présidents furent élus par le Parlement lui-même; les chanceliers et les simples conseillers n’arrivèrent que plus tard par cette voie de l'élection. L’élu prêtait serment de fidélité et de loyauté, puis le chancelier procédait à son installation après avoir lu les lettres royales qui confirmaient l'élection.
Les présidents avaient pour fonctions de prononcer les