‹ Le Parlement de Paris de Philippe-le-Bel à Charles VII (1314-1422). Sa compétence, ses attributionsChapitre 174 sur 337 · ADMINISTRATION DES ÉVÊCHÉS VACANTS · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION DES ÉVÊCHÉS VACANTS

trouva sans titulaire, les archidiacres ne pouvant s’entendre pour l'administration du diocèse, le Parlement déclara que l'archevêque de Sens en serait chargé.

Les contestalions relatives à l'exercice du droit de visite et de procuration sont jugées à la Cour : arrêts de 1388 confirmant à l’abbé de Cluny l’exercice de ce droit dans Saint-Martin des Champs, plus de deux fois par an, malgré les réclamations du prieur; arrêt du 6 avril de la mème année autorisant l'évêque de Paris à visiter le prieuré de Saint-Éloi en attendant le résultat de l'enquête ordonnée à la demande du prieur, qui prétendait ne relever que de l’abbé de Saint-Maur; arrêt du 7 janvier 439, rappelant que l’évêque de Poitiers peut user du droit de procuration quand il visitait l’église collégiale de Saint-Jean-de-Ménigoute, fondée par l’ancien chancelier Jean de Cherchemont!.

Le Parlement juge aussi un différent entre les trésoriers,

bailli de Troyes fera la vérification. — X1a 4790, f. 317 vo, 23 août 1415 : le Parlement délègue maitres Pierre d'Oger et Bertrand Quentin pour « entendre et accorder les religieux de Resbès en Brie avecques leur « abbé et ou cas que ne les pourront accorder, averont audience mardi « prochain ». Le 3 septembre suivant fut passé un accord en vertu duquel l’abbé Jean Cousinot et les religieux acceptèrent l'arbitrage de l’abbé de Saint-Faron de Meaux, de l’avocat du roi Guillaume le Tur et du procureur général Jean Aguenin « pour mettre bon gouvernement ou « dit monastère tant en espirituel comme en temporel ». Néanmoins les religieux n'écoutèrent pas les arbitres et, aidés d’une bande de partisans, se mirent à piller, il fallut ies assiéger et les emorisonner pour les soumettre. v. Journal de N. de Baye, t. I, p. 218.

4. Papon, L. [, titre x1, n°5 1,2. — J, Galli, Quæstio CXXX VIII. — Féhbien, op. cit., preuves, t. II, pp. 540, 541. — Arch. nat., X1a 38, f. 136; . Xta 1475, f. 76. — Sur l'abus de ce privilège des évêques, abbés, dovens, archidiacres, etc., qu'avait supprimé Alexandre III, v. Hauréau, Journal des Savants, nov. 1885, p. 678. — Cf. Thomassin, op. cit., t. III. p. 826. — Doublet, Histoire de l’abbaye de Saint-Denys, p. 1065. — L. Tanon, op. cit., p. 431 : Pierre d'Orgemont | évêque de Paris, réclame ce privilège à l’abbaye Saint-Germain-des-Prés, 1384.

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