XXIV INTRODUCTION
ces dernières, les conseillers délibéraient sur les affaires précédemment plaidées. Ces délibérations sont de date fort ancienne; on les trouve dès l’origine du Parlement‘. Seuls les membres du Parlement pouvaient y assister; le secret de ce qui s’y entendait était de rigueur.
Si les questions agitées étaient d'ordre politique ou administratif, des évêques, des membres du Grand Conseil, « le prévôt et les échevins de Paris, le prévôt des marchands, des membres de l’Université, » des baillis, y prenaient part. Îl est juste de constater que dans le courant de l’année, les fêtes chômées, alors si nombreuses, les cérémonies officielles, les obsèques des collègues, les processions générales dans le but de fléchir la colère divine, ou d’obtenir la concorde des princes, la fin des guerres, et la guérison du roi, étaient autant de journées pendant lesquelles le Parlement ne siégeait pas. Dans les cérémonies et les processions il assistait en corps. Les vacances . de Pâques duraient du mercredi saint au mercredi de Quasimodo.
En temps d'épidémie, les membres de la cour, les avocats et les procureurs restaient chez eux; de mème quand l'approche des Armagnacs ou des Bourguignons répandait la panique dans Paris, ou quand le roi appelait à son conseil tous les conseillers ou la plupart d’entre eux.
À tout cela s’ajoutait l’époque des grandes vacances dont la date n’était pas invariable. Plus on avance dans le x1v* siècle, plus les travaux s'accumulent et plus l’époque de ces vacances est reculée. On peut cependant établir
1. V. Olim, t. 1,p. 768, no 4 (an. 1269); p. 432 (an. 1254). Peutêtre délibérait-on au xive siècle, comme au temps de Loyseau d'après l'ordre des places (Loyseau, Les cinq livres du droit des offices, t. I, chap. vn, p. 85, dans les Œuvres complètes, 1640, in-f°).