‹ Le Parlement de Paris de Philippe-le-Bel à Charles VII (1314-1422). Sa compétence, ses attributionsChapitre 26 sur 337 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

temps. À l’origine les personnes chargées de prendre note de ce qui se passait aux audiences s’appelaient notaires. Les rédacteurs des Olim ont porté ce nom. Le titre de clerc des arrêts leur est aussi conféré, et même est bientôt réservé aux véritables greffiers. On en comptait deux sous le règne de Philippe-le-Hardi. Les notaires sont toujours maintenus notamment à la Chambre des requêtes qui en eut deux à partir de 1296. Le civil et le criminel sont séparés dès cette époque !.

C'est parmi ces notaires que le roi choisit ses clercs des arrêts qui vont prendre le nom « registreur » (1344), et enfin celui de « greffier » (7 avril 14361), titre qui leur sera solennellement réservé par un arrêt de règlement du 21 novembre 1405. Désormais aucun autre clerc, aucun autre notaire ne peut le prendre. En souvenir de leur commune origine avec les notaires royaux, une charge de notaire resta jointe à celle du greffier civil.

La Chambre des requêtes avait son greffe et ses archives à part; celui de la Grand’chambre servait à la Chambre des enquêtes.

Nommés d’abord directement par le roi, les greffiers furent ensuite élus au scrutin comme les conseillers, au commencement du xve siècle, et cette mesure fut confirmée le 12 novembre 1404 par un arrêt de règlement. Plusieurs greffiers civils quittèrent leur charge pour devenir conseillers ; 1ls y étaient d’ailleurs très aptes, car le Parlement ne choisissait que des personnes versées dans l'étude du droit et aussi du latin, puisque ‘la transcription des arrêts se faisait en cette langue.

Un examen constatait la science et l’aptitude des candidats. |

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