‹ Le Parlement de Paris de Philippe-le-Bel à Charles VII (1314-1422). Sa compétence, ses attributionsChapitre 25 sur 337 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

publiques, et d'une façon générale sur tous les commerçants. Il veillait encore au bon entretien des routes dans le domaine royal.

Comme le procureur général, les avocats du roi, à l’origine, simples avocats du Parlement, pensionnés à l’année par le prince, ne furent pas par le fait de leur nomination exclusivement attachés à lui; ils ne le devinrent même qu’assez tard, quand eut prévalu pour eux aussi la nomination par élection. L’un d'eux, laïque, était chargé des causes criminelles ; l’autre clerc, désigné pour les causes civiles, avait le titre de premier avocat du roi. Leur rôle consistait à parler au nom du monarque pour la défense de ses droits, à former le Conseil du procureur général qui siégeait entre eux, à prendre des conclusions dans les procès des parliculiers où le roi et la société semblaient intéressés. Ils avaient des clercs pour les aider. Les plus célèbres avocats du roi au xiv° siècle furent Renaud d’Acy, Jean Pastourel et le fameux Jean des Marès.

Parlons à présent des auxiliaires de la justice, et d’abord de ceux quitiennent directement au Parlement: les greffiers, les notaires et les huissiers.

La greffe du Parlement remonte au règne de saint Louis. Sa création était indispensable pour les magistrats comme pour le public. L’encombrement des pièces d'enquêtes, conséquence des progrès rapides de la procédure écrite, nécessita leur installation dans un local spécial où seraient réunis les armoires, les coffres, les paniers et les sacs qui les renfermaient. |

Les fonctions des greffiers se développèrent en même

Page 1