Ordonn., t. X, p
Paris1. La plupart de ces procès étaient intentés par elle contre les violateurs de ces privilèges. Les doyens et les maîtres de la Faculté de médecine attaquaient aussi ceux qui exerçaient cet art sans en avoir la licence, cas pour lequel fut condamnée le 9 mars 1350 Jeanne la Douce qui se prétendait habile à guérir les ulcères1, et un juif au mois de mai 1391 3.
Un privilège fort utile était celui par lequel l'Université était appelée à acheter, ïapremière après le roi, le parchemin qui lui était nécessaire, à la foire du Lendit. En 1396, elle le défendit énergiquement contre l'évêque de Paris qui le lui disputait. Les gens de l'évêque avaient fait choix les premiers de seize bottes de vélin et de trente de froncine. Quand ils voulurent les emporter, les agents de l'Université y mirent obstacle. L'évêque de se plaindre, d'autant plus que l'Université avait pris sept cents bottes, tandis qu'elle n'en prenait ordinairement que deux cents. Devant le prévôt auquel l'affaire avait été portée (et non pas devant Guillaume Rabigeois, le juge du Lendit), l'évêque réclama ce qu'il avait acheter, à l'exception d'une botte défectueuse de vélin et demanda que l'Université fut condamnée aux dépens. Celle-ci opposait son privilège d'être la pre-
1. Olim, t. II. p. 670, t. III, pp. 138, 544, 637, 923, 1090. — Arch. nat. X<* 8, f, 22, 29 déc. 1367. — X'a, 19, f. 502. 23 juin 1372. — Du Boulay, Histor. Universit. Parisiens, t. IV, p. 606. 5, 6, 12 février 1385.
— X1* 36, f. 75 v°, 7 août 1389, f. 124 V, 1" février 1390. — X** 4784, f. 118,119, 130 vo, jeudi 8 et mardi 27 juin 1396. — Xla 45, f. 322, 14 août 1398, etc. — Cf. C. Jourdain, op., cit., p. 225, no 1032, 24 sept. 1409; et p. 183, n° 817, 4 juin 1386. — Félibien, op. cit., t. II, pp. 535, 537. o et 7 février 1387. — Arch. Nat. X*» 1479, f. 155, 4 avril 141 1 ,
— Xi* 1472, f. 171 v°, mardi 20 avril 1384. — Papon, op. cit., L. V., t. XIV, n° 2, 1397.