Arch. nal. .\i> 1478 f. 205 v : 14 avril
de mariage, il n'entendait pas les laisser eux ou les curés libres d'imposer ou de surélever les taxes imposées à ceux qui le recevaient.
Par piété, dans les premiers siècles, beaucoup de chrétiens, à l'exemple du jeune Tobie, passaient les premières nuits de leur mariage à prier '. Peu à peu, la piété ayant diminué, cet usage tomba en désuétude; dans certains diocèses, les nouveaux mariés demandaient des dispenses et, comme cela se fait encore pendant le carême, payaient en les obtenant des sommes fixes. Beaucoup se plaignaient; en effet aucun commandement de Dieu ou de l'Église ne les y obligeait. Philippe VI écouta les plaintes des fidèles du diocèse d'Amiens et défendit le 10 juillet 1336, à l'évêque, de prélever quoi que ce soit, sur les nouveaux mariés qui coucheraient ensemble avant la quatrième nuit5. Cette défense n'aboutit pas et en 1409 (19 mars), le Parlement rendit un arrêt contre l'évêque qui exigeait des droits des nouveaux mariés \
Il reconnaissait cependant que les curés pouvaient toucher des droits pour la célébration d'un baptême, d'un mariage ou d'un enterrement, mais souvent alors il établissait un tarif4. En 1402 (mercredi 1er mars), il fixa comme il suit
1. Tobie, ch. vi, § 18, 22; vin, § 4. — Le 13<= canon du IVe concile de Ciulhage (398) recommanda cette pratique « pro reverentiabenedictionis». Saint-Louis suivit cet usage (Geofïroi de Beaulieu, ch. xvi). Au XVIIIe siècle, cette pieuse coutume existait encore en quelques lieux. (D. Calmet Commentaire littéral sur tous les livres de l'ancien et du nouveau Testament. Livre de Tobie. Paris, P. Emery, 1712, in-4°, p. 274 à 276.)