ld., ibid., f. 532. (vendredi 29 avril liOT
3. Chronique d'Enguerran de Monstrelet. édit. citée, cli. il.
4. Religieux -le Saint-Denis. L. XXLX, ch. 2. — Du Mont, op. cit., l. Il, ^>ai lie I, p. 306, no cc\xx. — Juvénal des Ursins, an 1408.
la perception des droits de mutation prélevés sur eux. Cette ordonnance était celle du 18 février 1107. Mais le duc d'Orléans, qui en avait empêché l'exécution, n'était plus là pour défendre Benoît l.
Les procédés de ce pontife firent cesser les hésitations du Parlement. Le lendemain il cessa les plaidoiries à neuf heures, se réunit au conseil dans la chambre Verte et délibéra sur la bulle d'excommunication 2. Cinq jours après eut lieu entre la grande salle et les grandes galeries, devant le roi et les princes, une grande assemblée d'évêques, de docteurs et de membres de l'Université. Jean Courtecuisse attaqua Benoît XIII, offrit douze preuves de sa mauvaise volonté et demanda la lacération de la bulle :\ Seul l'archevêque de Reims, Gui de Roye, prit la défense du pape 4.
Le roi et l'assemblée approuvèrent le discours de Courlecuisse, le Chancelier condamna la bulle présentée par les secrétaires du roi, et ceux-ci, sur son ordre, la coupèrent et la remirent au recteur de l'Université qui la déchira5. Après avoir condamné Benoît, on arrêta ses principaux partisans (21 mai) : Guillaume de Gaudiac, chanoine de Saint-Germain-l'Auxerrois et conseiller au Parlement6,
1. Arch. Nat. X»» 1479 f. 27. — Xia 8602 f. 213 v». —cf. Journal de N. de Baye, t. I, p. 230. — Du Boulay, op. cit., t. I, p. 245.