‹ Le Parlement de Paris de Philippe leBel à Charles VII (1314-1422)Chapitre 6 sur 336 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

La grande ordonnance du H mars 1345 revint aux saines traditions de Philippe le Long-. Désormais, pendant la période qui nous occupe, la Grand'chambre, si on en excepte les présidents dont le nombre fut porté plus tard de trois à cinq, n'eut plus que quinze conseillers clercs et quinze laïques; la Chambre des enquêtes revenait au nombre lixéen 1319 : quarante membres dont seize laïques, tous indistinctement rapporteurs etjugeurs. Quant à la Chambre des requêtes, elle n'eut de fixité dans sa composition qu'à partir des lettres de 1389. Etait-ce là tout le personnel du Parlement ? Non, en faisaient encore partie : les gens du roi, c'est-à-dire le procureur général et les deux avocats du roi; les auxiliaires : greffier civil, greffier criminel, greffier des présentations, quatre notaires et douze huissiers. Voilà ce qui constituait « le corps du Parlement. »

A ses débuts, le Parlement, comme la « Curia régis » dont il sortait, voyait siéger les grands personnages laïques ou ecclésiastiques. Philippe le Long jugeant, avec raison, leur présence inutile et encombrante, n'admit plus parmi ces derniers que les évêques ou abbés ayant entrée au Grand Conseil. Ses successeurs furent moins rigoureux, mais l'abus renaissant, Charles VI exclut en 1389 (21 janvier et 6 février), tous ceux qui n'avaient pas obtenu des lettres les y autorisant spécialement. Les grands barons avaient depuis longtemps laissé la place libre aux légistes. Ils continuèrent cependant comme les ecclésiastiques, à venir aux séances d'apparat, mais en spectateurs.

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