‹ Le Parlement de Paris de Philippe leBel à Charles VII (1314-1422)Chapitre 97 sur 336 · Arch. nat., X*a 1470, f. 293. 4 juillet · texte numérisé non relu

Arch. nat., X*a 1470, f. 293. 4 juillet

4. lbid. X^ 1480, f. 249. — X'* 8603, f. 38. — Journal d'un bourgeois de Paris, p. 118.

5. Arch. nat., X<* 1480, f. 152, 22 octobre 1418. — Journal d'un bourgeois de Paris, p. 119.

le Parlement rendit, le 26 novembre, une ordonnance permettant d'abattre une étendue de trois cents arpens de de bois de chauffage dans les forêts royales de Bondy, de Saint-Germain-en-Laye, de Senart et de Pommeraye, et de les vendre aux marchands à raison de 6 à 8 livres par arpent. Le prix de détail fut aussi fixé. Au début de l'année suivante (9 février 1419), par une deuxième ordonnance il fit encore couper du bois dans les forêts de Saint-Cloud et de Vincennes. Lui-même eut bien de la peine à obtenir du receveur de Paris le bois nécessaire au chauffage de ses chambres \

Le poisson de mer était, plus peut-être que de nos jours, indispensable à la population parisienne, car on sait que les jours de maigre et d'abstinence étaient extrêmement fréquents au moyen âge et la loi de l'Eglise était rigoureusement observée. Comme de nos jours encore les ports de la Manche étaient les principaux fournisseurs du marché parisien; mais, avant d'arriver au terme du voyage, les convois avaient à se défendre contre les seigneurs ecclésiastiques ou laïques sur les terres desquels ils passaient et qui prétendaient percevoir un droit de circulation en prélevant une partie du poisson à leur profit. Si ces prétentions avaient été admises, les parisiens eussent été souvent privés de poisson ; aussi le Parlement réprimait-il avec soin tous les empiétements. En janvier 1315, il rappelle aux religieux de l'abbaye de Saint-Lucien, de Beauvais, et au seigneur de Milly, que c'est en argent et non en nature qu'ils doivent percevoir leur péage sur les marchands de la marée*. Cependant cette règle admit des exceptions, l'abbé de Saint-

1. Arch. nat., X»a 1480, f. 159, 164, 170 v°, 203. — Journal d'un bourgeois de Paris, pp. 117, 130.

2. De La Marre, op. cit., t. III. L. V. titre xxix, pp. 77, 78.

Denis, en 1350, l'évêque de Beauvais, en 1388, et deux ans plus tard le seigneur de Montmorency, obtinrent d'être maintenus dans leur droit de prendre une partie du poisson de mer envoyé à Paris, mais à la condition d'en payer le prix * .

Ce commerce et ces transports étaient la source de nombreux procès qui furent d'abord, en première instance, de la compétence du prévôt de Paris, puis du Parlement, en vertu des lettres du 26 février 13522. En décembre 13603, de nouvelles lettres donnèrent la connaissance de ces causes à des commissaires du Parlement désignés par le roi. Le 21 août suivant un arrêt de la Cour remit en vigueur le système suivi avant 1352 4, mais il fut bientôt reconnu défectueux, car le 20 juin 1369 Charles V nomma une commission composée de deux présidents, de Pierre de Demeville et Jacques d'Andrie, des conseillers Jean et Guillaume le Bescot, Nicolas du Bois, Jean Bernier, Philippe Oger, Aubert de Maimbeville, et du prévôt de Paris, pour rassembler toutes les ordonnances rendues sur le fait de la marée et étudier les réformes à introduire. Ce travail aboutit à la rédaction de l'ordonnance du 8 octobre 1370 5, qui confia ces affaires à une commission spéciale, comme cela existait dix ans auparavant.

On pourrait croire que cette fois, après de pareilles délibérations, la question était tranchée; il n'en fut rien. En juillet 1379, le roi abolit implicitement l'ordonnance de de 1370 et revint à l'arrêt de 1361. Le prévôt était de nou-

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