‹ Le parlement de ParisChapitre 146 sur 238 · Isambert, t. XVII, p · texte numérisé non relu

Isambert, t. XVII, p

5. Voy. Isambert, t. XVII, p. 119 et suiv. ; Journal de d'Ormesson, t. I, p. 656; Registre de l'Hôtel de ville, t. I, p. 155; Mémoires de Nicolas Goulas, t. III, p. 9.

6. Mémoires de Goulas, t. III, p. 15. On aurait voulu donner à; M. de Longueville l'entrée et la voix au Parlement, comme aux princes du sang, sans requête, sans information et sans serment ; mais la majorité se refusa à admettre cette dérogation aux usages et le duc de Longueville se retira en Normandie. M. de Bouillon n'eut pas plus de succès, bien qu'il désirât vivement la même

le maréchal de la Mothe, implorent le Parlement de leur donner entrée et voix délibéra tive . Le 1 2 j anvier , la Chambre des comptes offrit de contribuer aux dépenses pour 300000 livres, la Cour des aides pour 200000 livres; les officiers du Châtelet, les avocats et les procureurs du Parlement promirent le double de ce qu'ils avaient payé à Corbie. Chose plus curieuse, la reine d'Angleterre, restée seule au Louvre, dans l'abandon le plus complet et sans ressource, vint demander le lendemain secours au Parlement qui lui accorda 40000 livres à titre d'aliments1.

Le 16 janvier, les chambres assemblées reçoivent l'Université qui leur offre en latin 10 000 livres et n'oublie pas de demander en même temps la conservation de ses privilèges. Le président répond en latin : il accepte les offres et promet le respect des privilèges. Le même jour le Parlement charge une commission de visiter les armes, en nomme une autre pour veiller à l'entretien des troupes et établit un Conseil des finances composé de membres de toutes les compagnies de Paris « afin que les députés de chacune donnassent part de ce qui se passait, puisque chacun devait contribuer2 ». Le 19, M. de Beaufort, qui avait obtenu le 15 un arrêt d'absolution, fut reçu duc et pair et prit en cette qualité séance au Parlement. La Cour donna aussi séance au coadjuteur de Paris, en l'absence de l'archevêque son oncle et sans tirer à conséquence

faveur. Il vint cependant encore une fois au Parlement en s'abstenant d'opiner. Le maréchal de la Mothe suppliait la compagnie de lui accorder séance et voix délibérative. Il y eut arrêt qu'il obtiendrait lettres du roi dans les six mois et qu'en attendant il aurait l'entrée. « Ce procédé est extraordinaire, dit Mathieu Mole, mais la nécessité du temps est d'excuse et depuis, en la conférence, cet article a été traité et cet arrêt a été confirmé, après avoir été longtemps à insister. » Mémoires de Mathieu Mole, t. III, p. 315.

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