Mémoires d'OMER Talon, t. VIII, 2e partie, p
sonne, de quelle condition qu'elle soit, puisse y prétendre.... Les fonctions de la justice, des armes et des finances, doivent toujours être distinctes et séparées; les officiers du Parlement n'ont d'autre pouvoir que celui que nous avons daigné leur confier pour rendre la justice à nos autres sujets; ils n'ont pas plus de droit d'ordonner et de prendre connaissance de ce qui n'est pas de leur juridiction que les officiers de nos armées et de nos finances n'en auraient de rendre la justice ou d'établir des présidents et des conseillers pour l'exercer.... La postérité pourra-t-elle croire que les officiers ont prétendu présider au gouvernement général du royaume, former des conseils et percevoir des impôts, s'arroger enfin la plénitude d'une puissance qui n'est due qu'à nous? » C'était bien là l'annonce du nouveau régime qui allait s'établir dès que la paix serait assurée. Tout y contribuait. On était las des agitations stériles et de l'ambition égoïste des seigneurs. En vain essayait-on d'inquiéter les habitants de Paris en leur persuadant que la déclaration d'amnistie ne recevrait pas d'exécution, parce qu'elle n'avait pas été vérifiée par le Parlement de Paris. Le roi rendit, le 26 septembre, une nouvelle déclaration pour démentir ces bruits absurdes1. Les ennemis extérieurs eux-mêmes abandonnaient la lutte. Le 12 octobre 1652, le duc de Lorraine se retira. Quelques jours après, les milices et la garde bourgeoise se rendirent à Saint- Germain pour saluer le roi qui promit de rentrer incessamment dans Paris. Seul, l'indomptable Condé se retira avec son armée et resserra ses liens avec l'Espagne2.
Le roi rentre Le roi rentra à Paris le 21 octobre ; il y fut reçu avec le Paiement enthousiasme et le même jour une déclaration rappela le
est abattu.