‹ Le parlement de ParisChapitre 91 sur 238 · Mémoires (FOmer Talon, t. III, p · texte numérisé non relu

Mémoires (FOmer Talon, t. III, p

2. Mémoires (I'Omer Talon, t. III, p. H et 12. Voy. aussi Isambert, t. XVI, p. 510; Journal de cI'Ormesson. t. I, p. 28; Mémoires de Mathieu Mole, t. III, p. 41 à 49; Mémoires de Goulas, t. I, p. 456 et suiv.

extraordinaire d'imposer une taxe d'un trentième sur les maisons de Paris. Mais la difficulté était de faire accepter un pareil édit par le Parlement. Une lettre de cachet lui fut adressée pour lui mander d'envoyer quelques députés auprès du chancelier à l'effet d'aviser et de résoudre des mesures financières avec le prince de Condé et le surintendant. Ces mots aviser et résoudre émurent le Parlement : il s'imaginait que ces députés auraient pouvoir d'arrêter des décisions. Or, le Parlement n'entendait consentir à aucun prix à une délégation aussi absolue; il voulait limiter les pouvoirs de ses députés à l'audition des propositions qui leur seraient faites, sauf à en référer au Parlement1. L'affaire resta suspendue par la mort du roi. Le Parlement avait lutté sans succès contre Richelieu qui l'avait maîtrisé. Il va profiter de la minorité du nouveau roi pour reprendre la lutte. Pendant la Fronde, il deviendra un corps presque exclusivement politique, jusqu'au jour où Louis XIV, prenant en main le gouvernement du royaume, le réduira au silence. Sous Louis XV, la lutte recommence, toujours de la même manière et avec les mêmes résultats. C'est seulement sous Louis XVI que les choses prendront une tout autre tournure.

1. On se préoccupa aussi beaucoup du rang que chacun devait occuper dans cette réunion. Voy. Mémoires d'OMER Talon, t. III, p. 15.

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