‹ Le parlement de Paris, son organisation, ses premiers présidents et procureurs généraux avec une notice sur les autres parlements de France et le tableau de MM. les premiers présidents et procureurs généraux de la Cour de Paris 13341859 (volume 2)Chapitre 31 sur 99 · G PREMIERS PRÉSIDENTS · texte numérisé non relu

G PREMIERS PRÉSIDENTS

La chambre des enquêtes avait au moins un président, car dans le préambule il est dit : « Premièrement qu'ils (les seigneurs des enquêtes) donnent et facent obédience, révérence et audience, telle comme il appartient à leur président. »

Bucy est même d'abord nommé sans être accompagné du titre de premier président. Cependant il lui est donné dans la lettre du 6 avril \ 350, qui se trouve dans les registres du Parlement {Encyclop., art. Parlement, p. 8.) par laquelle le roi le nomme membre de son conseil privé : Videlicet slatum primi prœsidentis in nostro Parlamento.

La place de premier président était conférée à vie, il en était de même pour tous les présidents (V. p. 53 de l'ordonnance de Philippe de Valois du 8 avril 1432. -r- Ord.'T. II, p. 175). Les présidents étaient en fonctions, même après la clôture du Parlement ; ils avaient alors un traitement particulier (Ord. de 1341, T. II, p. 219). « Art. 2,... Seront en son dit Parlement prenanz accoutumez quinze clercs et quinze lais, outre les trois présidents qui ont gaiges séparez et autres que les dessus ditz, et sans ceulz à qui li roys a donné leurs gaiges à vie. »

La nomination du successeur de Bucy, Guillaume de Séris contient expressément : « Qiiamdiu prœdictus.... vixerit humants (Encycl. ibid., p. 8).

Dès cette époque jusqu'à la révolution, le chef duPar-

lement a toujours conservé le titre de premier président, ïl était, en vertu de sa charge, chevalier. Le roi, dans tous les écrits qu'il lui adressait, lui donnait ce titre et lui-même le prenait, dans tous les actes signés de lui.

Il avait siège dans le conseil privé, en vertu de sa place; et, depuis 1691, il lui fut octroyé libre entrée dans le cabinet du roi, comme aux premiers gentilshommes de la chambre

La place de premier président fit exception à la vé • nalité des charges ; le roi y nommait à vie.

Le costume officiel du premier président était celui des anciens barons et chevaliers. 11 portait une robe écarlate doublée d'hermine, et un bonnet à mortier de taffetas noir, orné de deux galons d'or. En hiver, il avait par-dessus sa robe, un manteau d'écarlate doublé d'hermine où ses armes étaient appliquées. Elles étaient posées au côté gauche et fixées à l'épaule, « avec trois letices d'or» (Encycl. t wrt. Parlement, p. 8), afin de tenir libre le coté de l'épée, attendu que les anciens chevaliers et barons siégeaient toujours comme juges, avec Tépée au côté.

C'était autrefois le vêtement des rois, des grands vassaux et des barons. Le moine de Saint-Gall,lib. I, cap. 36, décrit ainsi l'habillement des Carolingiens : Ullimus eorum fiabitus, vel saphirinum quadrangulum duplex, sic formatum ut cum imponereturhumeris, antè et rétro pedes tangeret, de lateribus vero genua contegeret :

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