‹ Le parlement de Paris, son organisation, ses premiers présidents et procureurs généraux avec une notice sur les autres parlements de France et le tableau de MM. les premiers présidents et procureurs généraux de la Cour de Paris 13341859 (volume 2)Chapitre 30 sur 99 · PREMIERS PRÉSIDENTS DU PARLEMENT · texte numérisé non relu

PREMIERS PRÉSIDENTS DU PARLEMENT

Le chef du Parlement était le premier président.

Sous les rois de la l r * race, le maire du palais, en l'absence du roi (1), avait la présidence dans la cour de justice du Parlement. Dans la suite, le roi, quand il convoquait l'assemblée de sa cour de justice, désignait lui-même ce président.

Ils étaient nommés « Magni jjrœsidentiales, > pour les distinguer des conseillers ordinaires de la grand'chambre, qui quelquefois étaient nommés présidents. 11 paraît que déjà, au temps de Louis le Gros, ils avaient ce nom.

Dans l'ordonnance de Philippe le Long, de décembre 2320 (Ord. 1. 1, p. 727), il y a :

« Art. l tr . C'est à savoir qu'en nostre dit Parlement » aura huit clers, douzeiays présidents, lesquels et les » notaires aussi viendront au matin en la chambre du » Parlement, à l'heure que l'on chante la première » messe en nostre chapelle basse de Paris. »

Les premiers présidents du Parlement de Paris parta-

(1) Autrefois, la justice était administrée par les roys mesmes, qui la rendoient en personne à leurs peuples.

geaient, avec les rois de France, le précieux privilège de recevoir, lorsqu'ils étaient en danger de mort, la relique de la vraie croix. C'est ce qui qui fut fait aux présidents : Nicolas de Verdun, en 1627, — Pomponne de Bellièvre, en 1657, — Guillaume de Lamoignon, en 1677 (La Sainte-Chapelle de Paris, par M. Roche. — Paris, 1854).

Dans une ordonnance que Duchesne date de Tannée 1296 (V. Y Encyclopédie, art. Parlement, p. 7), le premier des barons présidents est nommé c souverain du Parlement » ou simplement « président. »

Dans les registres du Parlement (2 déc. 1313), il parait sous le nom de « maître de la grand'chambre de plaids » (V. V Encyclopédie, art. Parlement, p. 8).

Dans l'ordonnance que Philippe le Long rendit en décembre 1320, sur le Parlement, il est de nouveau [art. 2] nommé « souverain de ladite chambre de Parlement »(Ord. du Louv. T. I er , p. 728, art. 2). c Qu'ils (les membres du Parlement) ne pourront parler de nulles besoignes qui toucheront eulx ne leurs amis, ne ne se porront lever pour parler, ne conseiller à aucuns leurs amis ou leur acointé, se n'est de spéciale licence du souverain de ladite chambre : et se ils faisoient le contraire, nous les astraignons par leurs serments qu'ils ne praignent leurs gaiges pour y ce jour. »

Les portes devaient s'ouvrir à deux battants devant les premiers présidents, montant à l'audience ou môme

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rendant visite, ainsi que le fit sentir M. de Novion au cardinal Mazarin qui n'avait pas quitté son travail, pour venir au-devant de lui.

En 1418, au moment où Paris était livré à l'étranger, le dauphin désigna dix-sept magistrats présidés par Jean de Vailly (1), pôur exercer, à Poitiers, la justice souveraine, avec les prérogatives qui appartenaient au Parlement de Paris avant la révocation de se3 membres. — Ce Parlement fut rappelé à Paris et pour perpétuer le souvenir de ce séjour à Poitiers, la Cour s'abstint, chaque année, de tenir audience le 13 janvier, jour de la Saint-Hilaire. — (Lettr. du 21 septembre 1418 — à Niort — Ord. des rois de France — T. X, p. 477; — T. XI, p. 59 ; — T. XIII. — Introduction, p. lxiïi).

Pendant longtemps il n'est pas fait mention d'un président, mais dans l'ordonnance de Philippe de Valois, du 11 mars 1344, trois présidents sont cités par leurs noms : Messire Simon de Bucy, M. Jacques Le Vacher, M. Pierre Desmeville.

Pour la chambre des enquestes et requestes dont les membres sont cités par leurs noms, ainsi que ceux de la grand'chambre , il n'est indiqué aucun président particulier. Vraisemblablement,run des trois présidents nommés avait la présidence dans chacune de ces chambres.

(4) Chargé d'ans et d'iufirmités, Jean de Vailly présenta requête à la Cour, pour ouvrir une porte donnant de sa chambre à la salle d'audience, afin de s'y faire, chaque matin, porter (Blanchard, Les présidents à mortier du Parlement de Paris).

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