‹ Le parlement de Paris, son organisation, ses premiers présidents et procureurs généraux avec une notice sur les autres parlements de France et le tableau de MM. les premiers présidents et procureurs généraux de la Cour de Paris 13341859 (volume 2)Chapitre 35 sur 99 · A MORTIER · texte numérisé non relu

A MORTIER

sur la place de Grève et pendu. Par un autre arrêt, deux gentilshommes (Briquemont et Cavagnes) amis de l'amiral, qui avaient échappé aux assassins, furent condamnés à être pendus le môme jour. Le Parlement ordonna, en outre, que, chaque année, une procession serait faite pour remercier Dieu d'avoir sauvé le royaume. Cette procession n'eut jamais lieu.

Déjà, sous Louis XI, le Parlement s'était opposé à l'introduction, en France, de l'imprimerie (1470).

A la requête des copistes, qui vivaient de leur travail et qui accusaient les imprimeurs de sorcellerie, le Parlement fit saisir tous les livres imprimés.

Cependant le roi s'intéressa à l'art nouveau que l'on voulait étouffer, déféra la décision de l'affaire au conseil d'État, et paya aux imprimeurs la valeur de leurs livres. #

Lorsque le grand ministre Richelieu fonda, en 1635, FActdémie française , le Parlement refusa, pendant dix-huit mois,l'enregistrement de la lettre de fondation.

On reconnaît, par là, que le Parlement était dominé, comme tous les hommes, par les fausses considérations et les préjugés.

Pour l'établissement de nouveaux impôts, le Parlement s'était, pour ainsi dire, fait une loi de refuser l'enregistrement des édits royaux. Il agissait ainsi, plutôt par haine contre chaque innovation et par avidité pour la popularité que par un véritable amour pour le

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