LES REGISTRES DU PARLEMENT
Un certain Jean de Montlnc qui, en P-année i 257 était greffier civil au Parlement et que Ton croit être le premier qui ait été revêtu de cette place, fut aussi le premier qui, pour son usage, rassembla les plus importants arrêts du Parlement. Ce fut l'origine des registres du Parlement (1). Les plus anciens de ces titres rédigés par Montluc, s'appellent les Olim, parce que le troisième volume, qui est beaucoup moins bien tenu que les autres (2), commence par les mots : Olim homines de liayonâ.
Dans les derniers temps il restait quatre volumes de
(4) Voltaire {Histoire du Parlement de Paris, chap. u) pense avec raison qu'auprès de la grande utilité que ces registres procuraient de pouvoir recourir aux anciennes lois, est venue la pensée que rien n'avait force de loi de ce qui n'y était pas, sur quoi les Parlements auraient fondé plus tard toutes leurs prétentions.
(2) Les registres du Parlement existent aux archives de l'Empire, où ils forment neuf séries comprenant 9850 volumes: 4° les Olim, 4254, reg. 4; 2° les Jugés (judicuta ou procès par écrit) 4349, reg. 4 476;* 3° le Conseil, 4364, reg. 3322; 4° les Plaidoires, 4395, reg. 3513; 5» les après-diners, reg. 85; 6° le Conseil secret, 4636, reg. 245; 7° le Criminel, 4342, reg. 900; 8* les Ordonnances, édits enregistrés au Parlement, 4337, reg. 242; 9° les Accords et transactions écrite sur des rouleaux, qui remontent à 4 300, ils sont classés par années et par mois.