BAILLÉE DES ROSES
C'était anciennement la coutume que les pairs laïques de France donnassent des roses, lorsqu'ils avaient un procès en Parlement, savoir :
Aux présidents de la grand' chambre six bouquets et six chapeaux ;
Et aux conseillers, deux bouquets et deux chapeaux,
A l'avocat plaidant un bouquet et un chapeau ;
Aux enquêtes, aux présidents deux bouquets et deux chapeaux, et aux conseillers un bouquet et deux chapeaux.
Le Parlement avait un fournisseur qui s'appelait le Rosier de la cour, et qui s'approvisionnait à Fontenay aux Roses.
Gracieux usage, appelé du gracieux nom de « Baillée des Roses (1).»
(I) V. Sauvai, Baillée des Roses.
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