PREMIERS PRÉSIDENTS DU PARLEMENT
Le chef du Parlement était le premier président.
Sous les rois de la V race, le maire du palais, en l'absence du roi (1), avait la présidence dans la cour de justice du Parlement. Dans la suite, le roi, quand il convoquait l'assemblée de sa cour de justice, désignait lui^piéjne ce président.
Ils étaient Hommés « Magni prœsidentialesj > pour le^ distinguer des conseillers ordinaires de la grand'chambre, qui quelquefois étaient nommés présidents. ,11 paraît que déjà, au temps de Louis le Gros, ils avaient ce nom.
Dans l'ordonnance de Philippe le Long, de décembre 23.20 (Ord. t.I,p. 727), ilya:
c Art. !•'. C'est à savoir qu'en nostre dit Parlement » aura huit clers, douzelays présidents, lesquels et les » notaires aussi viendront au matin en la chambre du » Parlement, à l'heure que Ton ' chante la première » messe en nostre chapelle basse de Paris. »
Les premiers présidents du Parlement de Paris parta-
(4) Autrefois, la justice était administrée parles rôys mesmes, qui la rendaient en personne à leurs peuples:' '
1 ^Ip^ \ PREMIfl^p l/l?lB|ÉîJl'PENTS
ge^^pt fl 9iYfi^ ' tes . voki de Puande V île pnéoieia privilège > da i;eceYpiç, locsqu'ib étaient en daoger de inort, la relique de la vraie croix. C'est ce qui qui fut. fait aux présiçiwte.:; îïicolas de Verdun, eu 16275— Pomponne de JBeUij^vrç, en 1657, — Guillaume de l4i3aoignon^ en 16.77 .(|ta; Sainte-Chapelle de Paris y par M. Rodie,— P^ris, 1854).
Dans une ordonnance que Duchesne date de l'année • 1296 (V. V Encyclopédie, bH. Farlementj p. 7), lèpremi^ des barons présidents est nommé c aouyeraîn du Faiblement » ou simplement « président. »
.Dans les registres du Parlement (2 déc. tB13)^il.
parait sous le nom de « maître de la grand^chanJ>re.da
plaids D (V. YEncyclopédieyaj^L Parlement,. p. S),, i
Dans Vordonnance que Philippe le Long readit en
décembre 1520, sur le Parlement, il est de nouveau
[art. 2] nommé * souverain de ladite chambre de Raf-4. lement »(Ord. du Louv. T. V% p. 728, art. 2). * Qu'ils
(les membres du Parlement) ne pourront parler de nollen
besoignes qui toucheront eulx ne leurs amis, ne ne se porront lever pour parler, ne conseiller à aucuns ieur9: amis ou leur acointé; se n'est de spéciale lice»oe tlustQuverain de ladite chambre : et se ils faisoient le c>ontraire, nous les astraignons par leurs serments qu'ils, n^. praignent leurs gaiges pour y ce jour. »
. Les portes devaient s'ouvrir à deux battants devant les premiers présidents, montant à l'audience ou môme
r^MiânAt v^sitei ainBi que le fit^sefttirM.^de Ncwiriti ^u candixialMassarin qui n'avait pas quitté son travail, pour venir au-devant de lui.
En 1418y au moment où Paris était livré à l'étrange, le dauphin désigna dix-sept magistrats présidé» par Jean de Vailly (1), pour exercer, à Poilîers, la justice souveraine, avec les prérogatives qui appartenaient au Parlement de Paris avant la révocation de ses membres. — Cp Parlement fut rappelé à Paris et pour perpétuer le souvenir de ce séjour à Poitiers, la Cour s'abstint, chaque année, de tenir audience le 13 janvier, jour de laSainUHilaire. — (Lettr. du 21 septembre 1418 — à Niort — Ord. des rois de France — T. X, p. 477 ; — T. XI, p, 59 ; — T. XIIL — Introduction, p. Lxiir).
Pendant longtemps il n*est pas fait mention d'un président, mais dans l'ordonnance de Philippe de Valois,' da 11 mars 1344, trois présidents sont cités parleurs nomâ : Messire Simon de Bucy, M. Jacques Le Vacher; M. Pierre Desmeville .
Pour la chambre des enquestes et requestes dont les membres sont cités par leurs noms, ainsi que ceux de la grand^chambre , il n'est indiqué aucun président particulier. Vraisemblablement,run des trois présidents nominés avait la présidence dans chacune de ces chambres.
(4) Chargé d'ans et d'iufirmilés, Jean do Vailly présenta requête à la Cdwr, pour ôuvHr une porte donnant de sa cbambre à la SiUle d'audience^ aftn de s'y faire, chaque matio, porter (Blanchard, Les présideriis à mortier du, Parlement de Taris) i
iZQ} PREMtSfffi/pMiBtDBNTS
qli^'ite(lèd 'seigneops dfiib étiquetes) âofanentetfaeentbljttM) dieaée^ révérence «tandiénee,: teUe camiDe â appartient I à^JesÉpiésideat. » ' -^ ' . ».- î' •. il
j'fiikoy eskàoiiême d'abdrd nommé sans étre:abCQmpagii6| dviliitt^el de premier président* Cependant il Im est donné • dans la lettre du 6 avril 1350, qui se trouve dans les ' r€^tifes.duPârj[emeni(£»cj^c/op,, art. Parlement^ p. S.) par laquelle le roi le nomme membre de. son conBêil* pviliré» '' Vid^lioei statum primi prœsidentk in nosiro Pmlammto, . ,:
.:La place de premier pi:é$ident était conférée à vie^ iL en était de même pour tous les présidents (V* p. ^ de IjordiOniiafloe de Philippe de Valois du 8 avril 1432* •»*- Orn^i. ï^ II» p> 175). Les présidents étaient en foniotioDs^. ni^^e après la clôture du Parlement ; ils avaientialoi^ uft» tpaijtement particulier (Ord. de 1341,. T. II, p, 210).! (i Ai^t* (2.... Seront en son dit Parlement prenanz abcoa^i tu0^:qnin2e dercs et quinze lais, outre les trois présidents qui ont gaiges séparez et autres que les dessus dîte^ Cit ^dins >ceulz à qui li roys a donné leurs gaxgeâ à vie.' »•:.'■ ; /.i.''
,,,I49( AQPiiBfttion du successeur de Bucy.» Guillaume dé Séris. «contient ^xpress^inent : « Quamdiu prcèdictu^, ^^^ vioperii humanis (EncycL ièW*, p. 8).
Dès ,cette,éppque.ju&qu'.à la révolution, le cheC duPant^^
lemëii^ arrtottJDiimGoiisbEvéle'tBt^de psjmieripîédiderit.
td»idës[éErîte)qu;'iilil<a&) aditéss^t^ lviàaimm,Le&\livé\Qbi' liliHAômpile ^rsniaiiL, ûÉns^ ipn^' leS' actes signés de laig i > 1 1 ) Il avait siège dans le conseil privé, êa » ve»tu[ (ite'ia>' place jiatydepais i691, il loi i fut octroyé Hhp& ^nttée (ftuDâilë (taJ[)iTièt du^rôiy oomme aux premiors^gçûtilsfalotnWi 0966 <Jfi>la'ciianïbre i ^'f-
. La iplace de pf eniier président fit exception à la ^é ^ ' nlaliiiéf des {jhairges ; le roi y nommait à vie* '
o Le» ^coBtumiB' officiel du premier président était celui; des anciens harons et chevaliers. Il portait une robe^ ékiarkte* doublée' d- hermine, et un bonnet à mortier de tafil^snpir', orné de deux galons d'or. En hiver, il avait » par-dteësiisteafobè, tm manteau d'écarlate doublé d'ber<-' niiiie'Où?s'es'arines étaient appliquées. Elles étaient po^' séesî aè ! côté gauche et fixées à l'épaule, «avec itoi^^ letibë^ d^oi»'» {EncycL.wi^t. Parlement , p. 8), afin' dé' tendi> libre» te côté de Tépée, attendu que les aucifefas clïfiValieffS'eIr barons siégeaient toujours comme jugèS; sKreo Hépée au3! côté.
• G'éteii autrefois le vêtement des 3?ois, des grands vas^ saux et des barons. Le moine de Saint-Gall,lib. I,cap.36, décmt ■ aitisi rhàbillement des Carolingiens : Uîivnius eoî'îM bkbitus)^' i^ei mphirinum qnadrangulum duplew^ sicformatiim ut cunt irn jH)hetetiir hume fis ^antèe fi rétro