BAILLÉE DES ROSES
prince du sang, jointe avec la qualité de pairie, la Cour ordonne que le duc de Montpensier pourra , le premier, bailler les roses.-
Le Parlement avait un fournisseur qui s*appelait le Rosier de la Cour, et qui s'approvisionnait à Fontenay aux Roses.
Gracieux usage, appelé du gracieux nom de « Baillée des Roses (1). »
Baillée aux noix.
Les membres du Parlement qui voulaient prendre femme choisissaient le temps de la rentrée (2) pour se marier ; à l'issue de la messe rouge, les futurs époux présentaient au premier président leur contrat de mariage à signer. En échange de cet honneur, réservé aux seuls conseillers du Parlement et aux avocats , la fiancée offrait aux présidents trois noix. De là, le nom de Baillée aux noix, donné à cet usage qui remonte, sans doute, aux noces romaines; Spargitenuces.
(1) y. Sauvai, BaiUée de$ roseê.
(â) Les magistrats suivent encore, pour l'époque des mariages, cette tradition ; ils emploient le temps des vacances à faire leur cour, n'ayant alors, nous disait finement un ancien avocat général, rien de mieux à faire.