XVI PRÉFACE
11 peut donc n'être pas inutile d'expliquer quellesrelations l'autorité royale entretenait avec le Parlefnent; quels étaient le caractère et la portée de son opposition ; de montrer jusqu'à quel point il était l'organe de l'opinion publique et le défenseur des intérêts du peuple; de raconter quels moyens employaient la cour ou les factions, pour y acquérir de l'influence.
On a dit quelquefois qu'une histoire du Parlement pourrait être l'histoire civile de la France; cela est plus \rai pour l'époque de la Fronde que pour toute autre, car ce fut alors que tous les ressorts de cette forme de gouvernement et de cette prétendue constitution furent mis en jeu.
En écrivant la vie de Mathieu Mole, il était impossible de ne pas rappeler le souvenir de ceux qui ont porté ce nom, et qui l'ont aussi illustré. Avant que son dernier descendant eut, dans la France nouvelle, soutenu dignement l'honneur que sa famille avait acquis sous l'ancienne monarchie, les titres historiques de ses aïeux avaient été solennellement consigné dans un acte royal, qui manifestait une reconnaissance, qu'on pouvait appeler nationale.
En 1781, des lettres patentes de Louis XVI s'exprimaient en ces termes : — « Considérant que la famille « de notre cher et bien-amé Mathieu-François Mole,