Qui demandaient d'attendre quelques Jours
j. On enverra à Biron : Breunot, ^'ilK■ent, (Collin.
a Mayeime : Berbisey, Fleutelot, Caillin.
au Koi : Montholon, Montculot, Maillard, le prieur des Chartreux, le chanoine Arviset, le gretller Colin et l'avocat Arviset (Arch. riiun. de Dijon, B uia, ï" 2-a. Breuxot, II, 53o).
les articles sont portés au maréchal par Breunot, qui obtient de Birou la promesse de les faire acce{)ter au roi moyennant quelques modifications'.
Cependant le Château et Franchesse s'apprêtaient à résister : Dijon se hérissait de barricades, les plus compromis se retiraient au Château', la lutte semblait imminente. Franchesse menaçait les magistrats de les emprisonner. Et le maire hésitait encore; Breunot, soutenu par le procureur-syndic de la ville, lui montra les dangers d'une plus longue résistance en présence des desseins des ligueurs ; il lui représenta qu'il fallait ouvrir la porte Saint-Pierre au maréchal, sinon que tous étaient perdus'; et en même temps il faisait avertir Biron de se rajtprocher de la ville. Le 28 mai, à 3 heures, le procureur-syndic arme son guet, et Breunot, averti par son envoyé que Biron montait à cheval et le priait de se trouver à la porte, prend l'écharpe blanche, et armé d'une hallebarde, se joint avec Thomas, à la troupe du procureur-syndic *. La porte Saint-Pierre est ouverte et Biron paraît. « Monsieur Breunot, nous voici. — Oui, monsieur, nous vous tenons, mais il faut s'avancer, car M. le maire est aux prises avec la garnison. » Biron courut, tête baissée, le coutelas au i)oing, sautant les barricades, à la place Saint- Jean et de là au Miroir ' : la lutte avait en efl'et commencé et le Château canonnait la ville. Dijon du moins était au roi ". Le peuple exultait de joie : les cris de « vive le roi »
1. lînEr.NOT, II, 531-533. — Voy. ces arlic•.l^^s à hi Jlib. ninn. de Dijon, Ane. Fonds /(."• 4^>~ (')•
2. Fyol cl Bei'iianl. Ils eji sortent pou apr.'-s. Fyot se coula ensuite clans la cave de la maison l'ieard, au couvent Saint-Etienne, de laquelle il fut retiré une lieure après à demi-mort (IIhkinot, II, 5{i. — Chabkii", op. cit., p. 118).