I. Hrklxot, II, préface, p. xxii
a. Bkeunot, II, 520.
3. Desbarres, Fyot, Berbisey, Uernard, Millii-rc (Breinot, II, Sai). — Cf. La Clisine, op. cit., 11, 234- 4- BnErxor, H, 522.
. Cf. Desjardi.ns, op. cit., p. 629.
la tutelle de la Cliauibre de Ville et du joug des ligueurs, avait assumé cette fois la tâche de se mettre à la tète du mouvement pour tenter la soumission de Dijon. A la nouvelle de l'arrêt de la Cour, la joie du peuple ne put se contenir: on louait les magistrats et on remerciait Dieu. Le 24 mai, suivant la résolution de la Cour*, une assemblée générale se réunit au Logis du Roi : elle comprenait trois présidents et quatre conseillers au Parlement, trois présidents et quatre conseillers à la Chambre des Comptes, six ecclésiastiques, le maire, quatre échevins et quatre habitants de chaque paroisse, réunis « pour prendre résolution et chercher la paix- ». Les délibérations furent pénibles et lentes ; elles durèrent plusieurs jours. Les habitants de la ville appelés à siéger, avaient été choisis parmi les ligueurs >', en sorte que leur mauvaise volonté était manifeste. Mais le peuple pressait l'assemblée : l'émotion était parvenue à son comble dans la ville, car Biron était tout proche. Enfin on prit la résolution d'envoyer des députés à Biron pour le supplier de retirer son armée en accordant une trêve, pour lui déclarer l'inclination de tous à reconnaître Henri l\ ; en même temps des députés seraient envoyés à Mayenne pour qu'il trouvât bon que la ville rentrât en son devoir». Le peuple continuait, pour ainsi dire, à pousser le Parlement l'épée dans les reins*. Malgré l'opposition de Tavanes et de Franchesse*, les articles à présenter au maréchal de Biron sont dressés le 26, et les députés nommés \ Le 2^,
I. Arch. jinm. de Dijon. H 9 ; arrêt du 24 mai. CI. Pièces justij., u* xxxiia. PÉPIN, p. 128.