CHAPITRE VI
Le Rétablissement du Parlement.
Larrèt du ay mai mettait fin, à proprement parler, au schisme parlementaire. Si la Bourgogne avait encore deux Parlements, tous deux étaient royalistes et reconnaissaient le même maître. A partir de ce moment, la seule préoccupation des magistrats, en particulier de ceux qui. jusqu'au bout, étaient restés ligueurs, fut de capter les bonnes grâces du maréchal pour obtenir du roi leur rétablissement'. Dorénavant, le rétablissement était donc leur seul souci. De fait, Biron prit les magistrats sous sa protection et leur conseilla, pour implorer leur pardon, d'envoyer une députation au roi qui s'avançait'. Mais la couardise du président de Montholon fit échouer la mesure'. Les Parlementaires royalistes, Fremyot, Picardet, de retour à Dijon le 3o mai, allaient obtenir du roi. à Saint-Seine, des privilèges à l'encontre des magistrats dijonnais. avant que ceux-ci eussent seulement demandé leur pardon à Sa Majesté \' Le 4 juin, le roi fit son entrée à Dijon ^ ; la Cour n'alla pas au-devant de lui : elle avait reçu la défense de se présenter en corps devant le roi.