Voy Desbai'res (BuEUNor, II
2. Bkeunot, II. 5\b. — Breuiiot, admis par Biron dans ses conseils, ser- '■ail avec zèle ses collég-iies, placés dans une situation difticile par la reddition de Dijon.
"j. BnKiNOT. II, préface, p. xxvn.
4- Hreunot, II, 54^ — Bouhier, Gaifuc. Bernardon étaient revenus de Sainl-Jean-de-Losne.
5. Voici un passage de rentrée de lleuri W (Relation du Fonds Baudot n° i3g, à la Jiib. iiiun. de Dijon).
« Le dimanche nuitin, tous les habilans de la ville de Dijon par le commandement de M. U: maire, fureut en armes pour aller au devant du Roi
Qu'allait décider le roi du Parlement ligueur? Les magistrats attendaient dans l'anxiété la décision royale. Henri promit de recevoir la Cour à cinq heures : la réception n'eut pas lieu. Pourtant, quelques magistrats obtenaient en particulier leur pardon : le premier président avait parlé au roi le 4 juin et demandé pardon à genoux. « L'on sceut, dit Breunot. que le roi l'avait fort rudoyé et dit qu'il estoit seul de tous les premiers présidents de France qui lui avait fait des mauvais services, et plusieurs autres parolles aigres'. » Desbarres et De A'ellepesle' obtinrent aussi leur pardon. Mais, le 8 juin, le Parlement n'avait pas encore été reçu en corps : les magistrats étaient toujours en émoi : « on savait, en effet, que le président Fremyot avait obtenu du roi, en récompense des services rendus par le Parlement de Semur, la
.•t furent conduits selon Tordre des paroisses par leurs chefs et capitaines, en bel ordre et disposition. M. le maire Fleutelot et beaucoup des echevins de la ville furent au devant du Roi auquel ils apportèrent les clefs de ladite ville, lequel les reçut bien humainement avec autant de contentement que personne saurait penser, avec un signe extérieur qui démontrait rintérieur estre très bon et saint et entra ledit seigneur avec toute sa cavalerie par la porte Saint-Pierre, environ les dix heures du malin, et on tira dix ou douze coups de canon, tant du boulevart Saint-Pierre que de la porte d'Ouche avec plusieurs mortiers et autres feux de joie pour la bienvenue et entrée du Roi. - Au coin des quatre rues de Sainl-Pierre, proche chez Grangey rapoticaire, était dressé un triomphe ou étaient limage et peinture du Roi ses armoiries et un tableau dessous, ou étaient inscrits les vers suivans et titres et dun côté étaient les armoiries de M. le maréchal de Biron. gouverneur de Bourgogne, et de l'autre celles
de la ville :
Au très chrétien, clément et victorieux Henri IV Roi de France et de Navarre.
Sire votre Dijon, échappé du naufrage Et tiré du péril des écueils ibérois, Encore tout dégoûtant au rivage françois Sèche ses moulx habits aux pieds de votre image. Et là fut crié par grande assistance des habitans, femmes et enfants : Vive le Roi... » (Fonds Baudot n° iSg. ï" 3i;).
Les décorations de la ville n'étaient, semble-t-il. pas extrêmement belles (Arch. mun. de Dijon, I 20). Henri était accompagne de Gabrielle d'Estrées Cf. Chabelk. op. cit., p. I-20). Cf. Kleim-.l.usz, op. <i7., p. afo-a.ïo.- Poikson,
op. cit., II, 4y-