I. Brelnot
a. Biron dit avoir vu Oe Vollepeslc sur une barricade à son arrivée (BnEUNOT, II, 553;.
faveur d'entrer avec sa compagnie au palais un jour avant celle de Dijon, comme estant le seul parlement légitime, d'assister à l'audition des lettres de rétablissement de celui-ci et à la prestation du serment de tous ses membres' . » Les railleries du peuple allaient jusqu'aux oreilles des malheureux Parlementaires dijonnais, ces « pauvres débottés ». Le 9. le chancelier De Gheverny et Fremyot reçurent, au Logis du Roi. Brulart, Montholon et les syndics : Brulart demanda qu'ils fussent traités comme ceux du Parlement de Paris, qu'ils entrassent tous le même jour et que leur rétablissement fût fait avant d'entrer 2. Fremyot s'y opposa. Enfin, le 16 juin, ils sont reçus par Henri IV: Montholon s'efTorçant d'excuser sa Compagnie en soutenant qu'elle avait dû céder à la force, le roi lui répond : « Je vous débriderai, messieurs, je vous débriderai, soyez-en sùrs\ » Puis, parlant du rétablissement, le roi formule sa volonté : il veut, écrit Breunot. « que ceux de Semeur entrent devant nous en signe de leurs services, dit qu'il le veut; que ceux de Semeur ont suivi sa fortune, que de mettre en considération ce que nous avions fait contre Paris, qu'il n'y avait apparence, parce que Paris avait fait un arrest prescns les Espagnols... parle de nos arrests, que nous l'avons déclaré indigne de la couronne comme hérétique, dit que c'est un méchant arrest qu'il faut effacer... Je ne veux point qu'ils ayent avantage sur vous, mais aussi veus-je qu'ils ayent une marque qu'ils m'ont esté bons serviteurs *. » Malgré tout, le Parlement était maintenu % et le jour était venu de rappeler, avec l'honneur qui lui était dû. la fraction du Parlement restée fidèle.
Dès le 137 juin, la Cour de Semur s'appi'êtait à partir" ;