liefC- du Parlement, III, 55o
;. A signaler une petite erreur de Breunot qui indique le ai (II, 571). — SuLLOT donne le 22 (p. 33).
8. Le chancelier avait obtenu pouvoir de rétablir le Parlement par lettres du 20 juin. Voy. le texte de ces lettres dans les v Remonctrances de Picardet »
Brissac, des sieurs de Brioii, de Ragny, de Heauvais, Salignac, de Sennecey, etc. Ils assistent tous» à la messe célébrée en la chapelle du Palais par T aumônier du chancelier. De là, Cheverny s"est rendu en la grande salle de l'audience ; « l'ouverture faite des portes de lad. salle », le chancelier a lait lire, par Fayet, greffier du Conseil, les lettres de rétablissements données à Dijon, le 20 juin. « Après quoy ledit sieur chancelier s'est levé et... a commandé à Ihuissier Longuet de l'aire venir lesd. sieurs.... qui estoient demeurez en cette ville de Dijon, pour prester ledit serment de fidélité sur les saints Evangiles estant entre ses mains' ». Brulart prêta le serment, conçu dans des termes assez durs et assez humiliants, aux mains de Cheverny. Le serment était ainsi conçu : « Nous jurons et attestons devant Dieu, sur les sainctz Evangiles, que nous recognoissons de cœur et d'affection, pour nostre Roy et Prince naturel, et légitime, Henri IV, Roy de France et de Navarre, à présent régnant, Promettons à Sa Majesté sur nos vyes et honneurs de luy garder la foy et loyauté avec révérance et parfaicte obéissance pour la conservation de son Estât et Couronne, et mêmes de ceste ville de Dijon, sous son auctorité et commandement dexposer nos vies et biens pour son service et manutention de son Estât. Promettons en oultre de n'avoir jamais com-
1 Sauf, bien entendu, ceux du Parlement de Dijon.
2 Voy. le texte : Arch. du greffe, B i2o85. f" 5i V. - En voici un extrait • «'Estant cette ville de Dijon tombée en ladicte rébellion feu nostredict seigneur et frère auroit transféré la Cour de Parlement qui y etoit élablve en la ville de Flavigny et nous depuis notre avènement a cette couronne en celle de Semeur, ordonnant aux ofticiers de sortir de ladictc ville..., au moyen de quoy partye desdicts ofticiers s'y seroient achemines et y ont depuis ledict temps tenu ledict Parlement et les autres seroient restés en cette ville les uns pour la conservation de leurs biens, autres pour n'avoir eux ne leurs familles moyen de ^ivre ailleurs et les autres avec intention par une réduction a nous y faire quelque bon et signale service. . nous avons par lettres du 9 rerais la séance dudict Parlement en ceste ville et nous levons par ces présentes les interdictions laictes auxdicts ofliciers demeurés à Dijon .. »
PiCARDET, dans SCS « Remonctrances ». donne aussi le texte des lettres.
3 Reg du Parlement, III, 553. Le Parlement de Semur n'avait pas obtenu d'assister au serment de « MM. les débottés ». - Cf. La CtisiNE, op. cit., II, 25i.
munication, pratiques ny intelligence avec ceux qui se sont eslevez en armes contre sadicte Majesté et tous autres qui se pourroient eslever cy-apprès, que nous déclarons ennemis de l'Estat, et les nostres particuliers ; Renoncens à toutes ligues, sermens et associations, que nous pourrions cy-devant à l'ocasion de la malice du temps avoir faictes contre et au préjudice de ceste présente déclaration : Recognoissons en toute humilité avoir receu à grâce spécialle la bonté et clémence dont il a pieu à sadicte Majesté d'uzer envers nous, dont nous luy rendons grâces très humbles supplians le Créateur de toutes nos aflections de nous le conserver longuement et luy donner victoire sur ses ennemis. Pour tesmoniage de quoy, nous nous sommes particulièrement soubzsignés. Faict à Dijon le xxii jour de jun mil cinq cens quatre vingtz et quinze '. »
Après le premier président, les présidents Desbarres et de Montholon. les conseillers Saumaise, Jean Fyot, Baillet, L. Odebert, Breunot, de Mallerois. Berbisey, Boursault, Peto. Morin, de Yezon. Thomas, de Xaintonge, P. Bouhier et M. Millière prêtèrent le serment ; suivit le serment de Legouz de Vellepesle, du greffier criminel Joly et des huissiers.
Après la prestation du serment, le chancelier s'est rendu avec lesdits sieurs en la Grand-Chambre, où étaient MM. du Parlement de Semur. « Quelque peu de temps après, dit Breunot, nous sommes tous appelés à l'audience : nous y allons tous. MM. les présidents avec leurs robes rouges, nous avec les noires ordinaires-. » Nouvelle lecture est faite par Fayet des lettres de rétablissement, et le procureur général Picardet prononce une harangue' où