‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 32 sur 144 · Ibid., f' 85. — Cf. Arch. niun. de Dijon, A a, pièce · texte numérisé non relu

Ibid., f' 85. — Cf. Arch. niun. de Dijon, A a, pièce

pourtant se contenter de fulminer des interdictions et devait s'appliquer à soustraire définitivement à l'influence et à l'autorité du Parlement ligueur les populations qui l'iîconnaissaient le roi. Aussi bien, étant donné que toute une administration royaliste distincte était en voie de s'organiser en Aux ois, devenait-il nécessaire que le Parlement transférât dans des villes soumises au roi le siège des juridictions inférieures, des bailliages qui dépendaient de son ressort. Sa fonction judiciaire et sa situation politique l'exigeaient. L'opportunité d'une telle mesure se fit sentir dès les semaines qui suivirent son établissement à Flavigny ; et, de même que le roi avait transféré la séance de son Parlement dans une ville à lui soumise, de même le Parlement va transférer, lui aussi, dans des villes royalistes, la séance des tribunaux royaux inférieurs. L'arrêt est rendu le i5 mai 1589* : « Les jurisdictiojis des bailliages, chancelleries et autres royales » de Beaune et de Nuits ^ seront exercées dorénavant à Saint-Jean-de-Losne, celles de Chalon, de Chàtillon et Avallon respectivement à Louhans^ Aisey-le-Duc", Montréal^ ; les juridictions de Dijon à Is-sur-Tille % celles de GharoUes à Bourbon- Lancy', celles de Noyers à Yrouer*, celles d'Arnay-le- Duc à Chàteauneuf. Par un arrêt du 3 juin 1589'", le siège du bailliage d'Autun est transféré à Saulieu, et,

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