CHAPITRE m
Le Parlement d'Auxois et la cause royaliste.
La fraction dissidente du Parlement ne pouvait réduire son rôle à celui d'adversaire politique de la Cour de Dijon. N'était-elle pas, en eftet, le Parlement du Roi, et ne devait-elle pas être, à ce titre, le soutien du roi et de l'autorité royale dans la province sur laquelle elle avait la souveraineté en matière de justice? Aussi, tandis qu'il tentait de maintenir ses privilèges et ses pouvoirs au détriment de la Cour de Dijon et au détriment du parti ligueur, le Parlement d'Auxois luttait-il pareillement, et non sans activité, pour le triomphe de la cause royaliste en France et particulièrement en Bourgogne. Il ne faillit pas à la tâche qui lui incombait à cet égard, et c'est résolument qu'il se fit l'auxiliaire des troupes royalistes et de leur chef Guillaume de Tavanes. Alors que celui-ci, aidé d'une partie de la noblesse bourguignonne, tels les Brion ' , les Ragny ^, les Cypierre ', les Rochebaron *, tentait d'enlever les châ-