I. Brion, marquis de Mirebeau
a. Ragny : François de la Magdeleine, marquis de Ragny, né le a3 août 1543, cousin de Cj'pierre. Il lui succéda comme bailli d'Auxois ; nommé ensuite gouverneur du Nivernais, il devint maréchal de camp et chevalier des ordres du Roi. Il mourut vers 1626.
3. Cypierre : Humbert de Marcilly, sieur de Cypierre, ancien représentant de la noblesse d'Autun aux premiers Etats de Blois, était fils de Louise d'Halluin et de Philibert de Marcilly. précepteur de Charles IX. Il devint successivement bailli de Seraur, gouverneur de l'Auxerrois et du Charollais, capitaine de 5o hommes d'armes, chevalier des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit. Il portait les titres de seigneur de Cypierre, de la Motte-Ternant, d'Auxerain, le Breuil, Alizery et de baron de Thoisy.
4. Rochebaron : René de Rochebaron, chevalier des ordres du Roi, comte de Berzé, baron de Joncy. Il épousa, le 19 février 1592, Françoise, fille du maréchal d'Aumont et de Louise d'Angennes. Il fut Elu de la noblesse aux Etats de Bourgogne de 1599.
teaux ou les villes de l'Union, le Parlement agissait sur le moral des ligueurs, des indécis surtout, les écrasant sous la rigueur de ses arrêts ou les fatiguant de ses attaques. En communication constante avec la royauté *, il mit toute son énergie à aider le souverain légitime dans la répression de la révolte et la restauration de son autorité ; on peut dire que seul, pendant un an, il assura l'organisation des forces royalistes ainsi que l'administration des parties de la province restées fidèles. Depuis avril 1689 jusqu'en mai iSgo, ses soins se portèrent sur les diverses sections de l'administration provinciale, car la compétence déjà si étendue du Parlement était encore acci'ue par la gravité des circonstances : tout relevait nécessairement de lui et de Tavanes. Cependant, lorsqu'on mai iSgo le défaut d'argent obligea Guillaume de Tavanes à convoquer, en Etats, les royalistes des trois ordres bourguignons, la Chambre des Élus^, fruit de cette assemblée générale, vint former un nouvel organe de l'administration royaliste. Les deux pouvoirs se consolident alors réciproquement et font désormais cause commune ; ils s'entraident et luttent de concert. — L'influence morale exercée par le Parlement, la part prise par lui dans la bonne organisa-
1 . Les Toyages en cour sont fréquents en effet : iSgU — Fremyot et Tisserand sont en cour (Brecnot, II. 269). Cf. Bib. Nat., Fonds français^ n' 3646, i° no. Cf. Pièces justif., n- XXVI. — En juillet, Ocquidam (Reg. du Parlement, III, 534).
1594 — avril : Crespy, (Breunot, II, 100), mai : Fremyot, Picardet (Breu- NOT. II, 11:;). — En juillet, Fremyot se trouve malade à Paris. Crespy est en cour (Breuxot, II, i35 et 338). août : Fremyot est encore auprès du roi (BitEU\OT, II, 256. — Beg. du Parlcmrnf, III. 420).
Il existe aussi des lettres du roi aux magistrats, notamment une à Ocquidam du 18 mai i593, l'avertissant qu'il se faisait instruire en la religion catholique et qu'il assemblait quelques personnes auprès de lui pour veiller au bien du royaume (Berger de Xivrev, Lettres missives de Henri IV, III, :73).