Arch. dép. de la Côte-d'Or, C 3o;o, f» âg
2. Arch. dép. de la Côte-d'Or, C 3o;o, f" 92. — De même Hriel cl Valon, en mai i.5t)3.
3. C'est A eux aussi que furent confiées les missions les plus importantes. Ainsi, le 14 juillet i5ij3, sont envoyés au due de Nevers, pour lui demander des secours, les conseillers Briet et Oe<iuidam (Hih. nul , Fonds français n' 364(), i" lo^).
4. lie^. du Parlement, III, 52S-529 : i- août i5<j2. — Le président répond gue usqua présent 1 etablissemejil de la (Chambre des Comptes n'avait pus encore été insinué à la Cour, et que. quand cela sera, elle ne fera rien contre les reKlemenlsde la Chambre des Comptes.
mai 1695, interdire à la Cliambre des Comptes de vérifier avant elle les lettres do rétablissement'. Ainsi des conflits de compétence ou de préséance éclatent entre les deux cours souveraines royalistes. De même les Elus, pour délendre leurs privilèges, sont obligés ([uel([uefois de résister aux décisions de la (^our : ils refusent d'obéir aux arrêts ' ordonnant la communication au [)rocureur général des rôles des impositions, et déclarent que « l'on ne soufl'rira aucune altération des privilèges du pays et autborité de messieurs les Esleus d'icelluy et que le scindicq se poui'voyra au Roy contre ledict arrest » '. L'orgueil que le Parlement ressentait à raison de sa puissance, son sentiment excessif toucbant la supériorité de son rôle avaient soulevé ces incidents, de nature à causer des tiraillements entre les pouvoirs royalistes. Mais il ne faudrait pas exagérer ces menues difficultés, à peu près inévitables et sans grande importance d'ailleurs; au fond, la bonne harmonie qui régnait entre les « Compagnies » ne fut jamais profondément troublée, et leurs efforts communs réussirent à assurer la bonne organisation de la Bourgogne royaliste et la bonne conduite des aflaii'es générales du parti ^.
1. Bib. mun. de Dijon, Fonds Saverot n° 3, III, f" 20 : 26 mai. a. Arrêts du j janvier iSgr et du 14 juin iSgi (Cf. Arch. dcp. de la Côted'Or, G 3o-o, f" 45 cl 62).
3. Arch. dép de la Côte-d'Or, G 3o-o, f" 4» '■ 22 janv. lagi. — Les Elus refusaient à tous la communication des rôles ; ils la refusent à D'Aumont (G 3o;o, f" 8;; r°) le 3 janvier 1592 . « les immunités et droicts de la province sont tels que personne quel qu'il soit ne peult et ne doibt prétendre aulcune communication des choses qui se traictent en la Chambre des Esleus, qui doihvent estre creus par tout le monde pour gens de bien, d'honneur et plus zélés au publicq qu'a leur particulier ». Ils prolestent encore le a6 mars 1,592 contre un arrêt de la Cour ordonnant communication des rôles à d'Arg'oloix et Cherizy, capitaines à Flavigny (Ihid.. f" 10;).
4. Il faut remarquer combien les relations du Parlement et de la Mairie de Semur furent peu importantes : il se borne à intervenir dans l'administration municipale pour assurer l'entretien des lépreux (Arch. de Semur., Reg. n" 4; f" 241 ^'°)) pour assurer l'obligation du vote des habitants dans l'élection des magistrats (22 juin 1.592. — Ibid., f" 282 v» et 2'i5 v»), pour assurer le logement des gens de guerre (18 mars iSyo. — Ibid., f' la'i) Cio juillet iSgo. — Ibid , f» 140). — Le règlement donné par le Parlement en mars 1594 pour la présence du maire et des ofliciers du bailliage dans les processions amena une protestation de la part de la Mairie (Ibid., f" ayo).
La première tàcbe et la plus importante était assurément d'organiser les finances du roi sur des bases sérieuses : et pareille tâche n'était pas précisément facile. Les malheurs des temps, le désordre incessant poussaient chacun à se procurer des ressources par tous les moyens possibles, fût-ce le vol ou le pillage : les habitudes prises rendaient la répartition et la levée régulières des impôts infiniment malaisées. Les magistrats se mirent cependant à l'œuvi-e et vinrent en aide aux Elus. Le président de Crespy devint intendant général des finances ; sa maison à Semur fut l'un des lieux de séance de la Chambre des Elus * . Comme intendant, son avis, ainsi que celui de Fremyot, était demandé pour la fixation de la somme totale à imposer sur le pays ^ ; et Crespy lui-même, quelquefois en présence de Fremyot et de Briet, répai'tissait avec l'aide des Elus cette somme entre les diverses recettes particulières'. C'était encore lui qui véi'ifiait, en même temps que la Chambre des Comptes, les comptes des receveurs *. Mais les impôts ne rentraient que fort difficilement, et, pour obtenir des ressources, les p]lus furnt obligés, en juillet irK)^, de décréter que les habitants des villes, bourgs et villages seraient déchargés de ce qu'ils pouvaient devoir des impôts de i589-<)o-t)i-c)2, en payant le quart desdits impôts, décision qui fut confirmée par un arrêt de la Cour du 4 juillet '. Jamais, d'ailleurs, les ressources du parti royaliste n'avaient été bien abondantes : l'argent avait toujours fait défaut, (^e manque d'argent fut cause en grande partie de la réunion des Etats royalistes