‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 71 sur 144 · Heg. du Parlement, III · texte numérisé non relu

Heg. du Parlement, III

8. Par lettres du 5 juin 1590. Cf Bib. mun. de Dijon, Fonds liaudot w i3(f, p. 256.

9. Arch. dép. de la Côle-dOr. G 3070. f- 116 v. 117 : Il dit : « qu'il ne croyoit que messieurs les eslcus ne voudroient estre vaincus de zèle ni de courtoisie envers ce collège par ceulx qui les ont précédés ni de soin par ceulx qui au party des ennemys s'attribuent pareil pouvoir. «(Cf. Reg. du Parlement, III, 5i4, 52o).

deniers ancctés aux gages des Cours étaient détournés'. Quelquefois privés de logement^, les magistrats ne disposaient, pour tenir leurs séances, que d'un misérable local « qui ne correspondoit à la dignité de ce collège »'. La « dignité » de la Cour avait bien diminué, il est vrai, et les avanies, les menaces même n'étaient pas épargnées à ses membres. Leur courageuse résolution d'exil avait exaspéré les ligueurs : on connaît la menace faite par Fervaques à B. Fremyot de lui envoyer la tête de son fds, s'il ne se rangeait à son parti, et la noble réponse du président, préférant son devoir à tout *. Les vexations leur venaient même du côté royaliste où ils étaient en suspicion, malgré leur conduite qui eût dû les laver de tout soupçon ; mais ils n'avaient pas cessé de correspondre avec leurs collègues de Dijon \ et cette correspondance choquait certains royalistes qui allaient jusqu'à insulter et injurier les magistrats; tel Jules Bretagne qui, à propos d'une lettre écrite par lui à son père, est traité de gueux, de coquin par le gouverneur de Saulieu, Desbarres, et frappé par un bâtard du gouverneur '. La Cour" était même attaquée et injuriée par un de ses an-

1. Arch. dàp. de la Côle-d'Or^ G 3070, f" aaS : 3 juillet 1594.

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