‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 72 sur 144 · III · texte numérisé non relu

III

4. Fremyot fils fut échangé contre le château de Duesmc (Corresp., II, préface, p. lui, et p. 370. n" 5o3). On donne ordinairement comme date décembre iSgo. En réalité, la délibér.T)ion de la Chambre de Ville sur la proposition d'échanger Fremyot contre Ducsme est du 8 janvier iSgi (Arch. mun. de Dijon, B 179 bis, f" ;8 et 10;). — Mais une délibération du 17 mai 1591 (i7;i«Z., B 328, f" 214) porte que les ennemis n'ont voulu ledit échange.

Pour cette affaire, voy. L.\ Cuisink (op. cit.. préface, p. xxx).

5. Cf. la lettre adressée par Tisserand à Breunot en mars iSgo (.4rch. mun. de Dijon. B 48i, f" i48. — Cf. Pièces jusiif., n" xv).

6. Mai i5(j2. Reg. du Parlement, III, 51(1-17-18.— Cf. Pièces justif.. n" xxiv. La Cour se plaint que les gouverneurs ou\ rent ses lettres (Reg. du Parlement. III, 528).

7. El, en particulier, Fremyot, accusé de concussion, de fausseté et de trahison.

ciens menil)res. Vaugrenant'. Les map^islrats étaient donc loin d'obtenir toujours le respect auquel ils avaient droit.

C'est là, i)Our ainsi dire, le revers de leur rôle politique qui, d'autre [)art. semblait brillant et en général assez heureux; c'est, à dire vrai, le résultat de leur conduite politique même. Mais ni les menaces, ni les misères de l'exil, ni les diflicultés de toutes sortes ne purent ébranler la foi royaliste des magistrats : ils surent donner l'exemple à tous ; ils surent, par leur constance, raftermir les cœurs hésitants des royalistes, relever leur courage et, par là, servir encore utilement la cause à laquelle ils s'étaient dévoués.

Ainsi, tout l'effort du Parlement d'Auxois se tourna vers ce seul but, que lui assignait sa qualité de Parlement du Roi : le triomphe de la royauté. Quelques magistrats, toujours unis^, donnant l'exemple de l'entente et de la foi royaliste, avaient tenté de rassembler en un seul faisceau toutes les forces de la Bourgogne royaliste pour les tourner contre la Ligue. La besogne était rude : il fallait faire cesser les divisions trop funestes des capitaines, tout au moins en atténuer les conséquences. Il fallait organiser le parti royaliste pour le rendre riche et puissant, grâce à une administration créée de toutes pièces : le Parlement y

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