PAROISSE SAINT-MICHEL
Tisserand loo écus Breunot lOO
PAROISSE SAINT-PIEHRE
Desbarres loo écus
Catherine loo
Quarré 5o
Arch. mun. de Dijon, L 22. Cf. Ibid., H 226. f° 23:- I Reg. du Parlement, III, 278 : i; mai iSSg.
2. La Ville dit : 100 lanciers, 60 arquebusiers à cheval et 3oo hommes de pied. Arch. mun. de Dijon. B 227, f° :o v : : août 1589.
3. Arch. mun. de Dijon. B 227, f» ;o v». - Reg. du Parlement. III. 283. 4 Arch mun. de Dijon. B 22:. f° 100 : ij sept. iSSg.
5, Reg. du Parlement. III. 320-21 : 3i mai i5cjo. - Arch. mun. de Dijon, B 22:, f» 3o6.
pour payer les Suisses ' ou solder les gens de guerre que l'on envoie au secours de Mayenne', toujours le Parlement cherche à faire retomber sur les Elus le soin de trouver l'argent^ ou évite le paiement en s' établissant simplement caution vis-à-vis des prêteurs pour la somme cherchée. Et quand, par hasard, la Cour, persuadée ou astreinte par les circonstances, consent à un sacrifice, les difficultés ne sont pas résolues, et la tâche de la Chambre de Mlle, pour faire rentrer les sommes imposées, n'est pas tellement facile qu'elle ne doive encore prendre des mesures spéciales pour contraindre les magistrats au paiement. Plusieurs mois sont nécessaires souvent pour aboutir, et il faut des invitations répétées à la Cour pour obtenir la répartition entre ses membres de la somme totale due par elle*. Quand la Chambre, lasse de tant de démarches vaines, se décide à répartir elle-même les cotes dues par les privilégiés, elle s'attire de la part du Parlement un arrêt qui casse et annule toutes les impositions faites sur lui par la municipalité % et. finalement, la crise se termine d'ordinaire par une transaction, la Cour oiTrant une somme généralement diminuée ^
Une protestation particulièrement vive fut faite par le Parlement en juillet 1092 : les demandes de contribution sans cesse renouvelées par la Chambre de Ville avaient irrité la Cour, et Legouz de Yellepesle, en son nom, re"
1. Rcg . du Parlement. III, 323 : 7 juin 1.590. — Arch. miin. de Dijon B 22;, f» 3i3.
2. Reg . du Parlement. III, 33i : 3o juillet \ôjo. — Arch. nuin. de Dijon. B 228. r»6i.
3. Arch. mun. de Dijon. B 228, f" 3i3 : 5 juin iSgo : Il fallait 1000 écus pour la solde des Suisses : Desbarres répondit que c'était aux Elus à trouver la somme. Entin il fut résolu que le Parlement s'obligerait avec la Ville et les ecclésiastiques pour 2000 écus.
4. Exemple : avril-août iSgo. — Arch. mun. de Dijon. B 22;. f°' 2o3 et suiv.
."î. Reg. du Parlement. III. 330 : 27 août iSjjo. — Ibid.. III. 38o: 26 août i5<ji.
G. Arch. mun. de Dijon, B 21^. 1° 110 v : 8 oet. iSgo. Les mêmes contraintes sont nécessaires en août-sepl. 1591. (Ibid.. B 229. f"' 64-83 v-. — J{eg. du Parlement, 111. 3;y-38i). Mêmes tran- saclions en i5y2.
montra que les magistrats n'étaicnit sujets à aucune contribution, « leurs offices étant plus lionoreux que profitables », qu'ils avaient bien voulu, en raison de leur zèle pour la cause ligueuse, aider pendant trois années la Ville de leurs deniers, mais qu'ils étaient résolus à faire désormais respecter leur privilège ^ Le maire, s' appuyant sur des arrêts du Conseil d'Etat, refusa de faire droit aux réclamations de la Cour, et les impôts sur les privilégiés ne cessèrent point. Bien que toujours il protestât de son zèle pour la cause de l'Union, on voit combien peu ce zèle du Parlement se manifestait en actes, combien surtout le Parlement se prêtait de mauvaise grâce aux sacrifices qu'on lui demandait. Nous sommes loin des offres spontanées des magistrats royalistes et de l'ardeur que ceux-ci montraient pour la cause du roi. Ici encore il est manifeste que l'aide donnée à l'Union par les magistrats dijonnais fut toujours assez limitée.
La même constatation s'impose si nous étudions ce que nous avons entendu précédemment comme étant le troisième aspect du rôle politique joué par le Parlement, c'est-à-dire sa participation à l'administration de la province. Ici, la tâche qui incombait aux magistrats dijonnais ne pouvait se comparer à celle qu'avait à assumer la Cour adverse. En effet, pour la partie ligueuse de la province, tous les rouages administratifs existaient, et, seul, leur fonctionnement normal était à assurer. Le Parlement s'occupa sans doute de régler la bonne gestion des finances et de surveiller la direction générale des aOiiires du parti; nous savons, en effet, que des magistrats faisaient partie du Conseil d'Etat de la Ligue, où assistaient le lieutenantgénéral pour la Ligue et le capitaine du château, Franchesse. Analogues aux conseils tenus par le comte de Tavanes, où toujours assistaient des membres de la Cour d'Auxois, ces conseils de l'Union avaient la haute direction des affaires politiques de la province : le nombre