I. Arch. mun. de Dijon, 15 -j^o, T 73 : i3 juillet i5yQ
même des Parlementaires appelés i)ar le lieutenant-général au Conseil, montre le cas que Ton faisait de leurs avis. D'autre part, des rap[)orts assez suivis s'établirent entre le Parlement et la Chambre des Elus ou les Etats de Bourgogne. Le premier président Brulart, en raison même du prestige attaché à son titre, présidait toujours les sessions des Etats provinciaux, et ouvrait leur séance ])ar un discours K Ses avis étaient certainement écoutés ; et les Elus, d'un autre côté, l'éclamaient souvent l'appui de la Cour pour faire exécuter leurs décisions. L'union était assez étroite enti'e les pouvoirs ligueurs pour que l'unité de direction fut assurée. Mais la Cour dijonnaise, comme le Parlement d'Auxois, dut faire porter principalement ses soins sur les finances. Si elle ne fut pas obligée de s'entremettre pour la conclusion d'un emprunt, elle fut néanmoins forcée, comme sa rivale, d'user de son autorité pour interdire les détournements et les exactions. Le Parlement dijonnais défendit expressément aux gentilshommes, capitaines, magistrats municipaux et autres, de saisir les deniers imposés ou de lever des impôts de leur autorité privée -. En réalité, il n'était pas plus obéi que la Cour d'Auxois, et le nombre même des renouvellements de l'interdiction nous le prouve ' : les plaintes des populations sont continuelles et les requêtes affluent à la Cour contre les capitaines ou gouverneurs coupables de lever des sommes d'argent ou des denrées sur les villages, en particulier contre les barons de Altteaux el de Thenissey ^. Nondireux sont les vols commis i)ar les gouverneurs, aux déi)ens des grcnctiers ou des receveurs %
I. Première session : 21 août iSSg. — Arch. dèp. de la Côte-d'Or, C 3o6<), f" -jSO-'jS;. Cf. Picces Justif., n° vi. — Cf. de même le 10 cet. i5yo el le 22 cet. i59'3.
■2. h'eg. du Parlt'iuent, III. 3 6 : 21 janv. 1591.
3. Beg. du Parlement. 111. 303 : 9 fév. l'aji.— Ibid.. 111. 3t)i : 28 janv i5y2. — 26 fév. 1094 (/lib. rniin. de Dijon, Fonds Sm'erot n' 3. III, f" 179).
Le I" décembre 1593, le Parlement enregistre les lettres de Paris du 11 mars interdisant aux gouverneurs de faire aucune levée. (Ibid. 111, 441).