‹ Le Parlement et la Ligue en BourgogneChapitre 86 sur 144 · Arch. mun. de Dijon, R 227, f» 252 v° : 26 mars i · texte numérisé non relu

Arch. mun. de Dijon, R 227, f» 252 v° : 26 mars i

6. Arch. mun. de Dijon, B 2-27, f* 307 : i-' juin iSgo. Mais un peu plus tard, le 3o scjjtembre, .Mayenne était obligé d'avertir la Mairie de traiter « messieurs du Parlement aveeq le plus de dig'nité que vous pouriez et les respecter selon leurs mérites. » Phrase que la .Maine ne daigna même pas mentionner sur son registre (Corresp., II, p. 36a, n» 49;)-

tuer à la présidence du député de l;i (^our la présidence du maire ; l'acte fut consonnné le 9 juillet ir)()o et le maire refusa au déj)uté du FarlcMiient Fvot le di'oit de jtrésider la Chambre des pauvres'. L'évolution de cette aHaire nous donne, pour ainsi dire, la synthèse de ce que furent les relations de la Chanibre de A ille et du Parlement : irrespect des échevins pour les majjfistrats, efforts pour amoindrir la puissance de la Cour. Tous ces agissements étaient autant douti'ages pour la Couipapfuie, et il n'était pas jusqu'aux valets que leur autlace irrévérencieuse ne portât à tirer des pétards derrière les magistrats pour brûler leurs robes-. I^e président Brulart avait beau s'indigner de ces humiliations continuelles que subissait la (]omj)agnie ; les plaintes au vicomte de Tavanes ne servaient à rien% et le Parlement contiimait à perdre de plus en plus de sa puissance et de son prestige.

Tels étaient [)our le Parlement les résultats de sa situation politique : tel était l'élat où l'avait mis le choix qu'il avait fait en lÔHç) de la cause ligueuse : « le Parlement ligueur n'est pas mieux traité que le royaliste. On l'évincé de la Chambre des pauvres, on lui dénie toute autorité sur les alTaires de la ville, ses membres sont astreints au guet et garde. On leur impose des taxes qu'ils n'ont pas même la liberté de discuter, on livre les retardataires aux vexations des sergents municipaux. Bref, sauf l'exercice de la justice, dont encore on entrave souvent l'action, on l'annihile complètement " ». Il serait cejjendant plus juste de dire on s'évertue à l'annihiler, car, malgré tout, le Parlement, si diminué qu'il fût. restait encore un des premiers corps de la province. Mais il est certain ([ue les autres pouvoirs ligueurs cherchèrent à prendre la place de

1. Arch. dêp.de la Càlc-d'Or, B i-jo(kj (4), f« 54 v. Cf. Pièces justij., ii'-XVIII. Voy. Jieg. du Parlement. 111, 527. D'ailleurs, la Chambre des Pauvres fui rétablie avec la présidence delaC,our le 4 juillet i5y5(,4r(7i. dép. delà Coted'Or, B laoOy (4), f" 5;).

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