BuKUNoT, H, 238. — Arch. inan. de Dijon, B 232, f" j
faisait remplacer par les eeclésiasliqiies. On erai^niait donc que les magistrats nailassenl justpià livrer la ville aux ennemis.
Les craintes, peut-être exagcMves, de la munieipalité n'étaient pourtant pas sans fondement. Dès le début de juillet i594, en ellet, il circulait des bruits de complot à Dijon : le peuple royaliste s'énervait, s'impalientait. On parle de conspiration dans le camp ligueur et on en accuse les Parlementaires eux-mêmes : Brcunot est incriminé des le .+ juillet '. Il est probable que cette attribution d'un com[)lot aux Parlementaires répondait à quelque réalité, à tout le moins à une tendance des magistrats.
Des conflits, graves au point de vue politique, qui éclatèrent à ce moment entre la Chambre de Ville, Mayenne et le Parlement, précipitèrent les événements et vinrent briser les dernières hésitations des magistrats nouvellement convertis aux idées royalistes et pacifistes. Ce furent d'abord les résistances faites par la Cour à la réception comme conseiller de l'ancien maire, Jacques La Verne, malgré la volonté de Mayenne et de la Mairie, et, en second lieu, le sérieux conflit qui éclata en juillet entre le Parlement et la Mairie.
Jacques La Verne-, eu eflet. durant sa dictature municipale \ n'avait réussi, par sa violence, qu'à perdre sa popularité et à provoquer le mécontentement de Mayenne, dont la nouvelle tactique polilique réclamait plus de souplesse et de prudence. Devant son discrédit croissant, La Verne ne sut mieux faire que de solliciter, comme pisaller, en cas de défaite aux prochaines élections, une place de conseiller à la Cour. Il obtint sans peine ses lettres de provision de Mayenne : c'était un moyen pour le duc de se débarrasser de lui. Mais, lorsqu'il demanda