CHAPITRE XVI
Expressions particulières, (suite).
Chasse ; Agriculture ; Labourage ; Grainages ;
Jardinage ; le Train ; la Ferme ; les Marais
C’est avec le vieux mousquet de France, dont ils avaient fait vin si vaillant usage pour la défense de Port-Royal, que les Acadiens ont longtemps chassé au gros gibier de mer et aux fauves des bois. Bon vieux fusil, très long, très lourd, a la crosse solide, se chargeant par la gueule.
Le gibier abondait, sur l’empremier, le gibier de mer surtout. Celui des bois était gàloppé par les Sauvages, qui en faisaient l’article principal de leur nourriture.
Le roi de la forêt, c’était, et c’est encore, Vorignât, 1 portant fièrement son haut panache branchu.
Comme objet d’alimentation, après l ongnât, venaient, immédiatement, le chevreu '2, le plus gracieux des quadrupèdes, le caribou 3, plus sauvage, plus rare, plus difficile à traquer, parce qu’il se tient le plus souvent à la hauteur des terres 4 5, et le lapin0 .
On mangeait aussi de l’ours6 7, du madouèce ', et de Vécureau s, parce que les vivres manquaient souvent ; mais c’était une nourriture de misère.
1. — Orignal, mot qui a donné beaucoup de fil à retordre aux étymolo-
; gis tes.