PREMIERS DOUTES
JOLIS rayons d'aube, entrez dans mon âme ; Elle a tant besoin de revoir le jour !
— Sait-on ce qui dort dans des yeux de femme. Si c'est la colère ou si c'est l'amour !
rayons jolis, sous votre caresse
Mon âme autrefois s'emplissait de chants.
— Hélas ! qu'avez-vous, ma chère maltresse, Pour me regarder de ces yeux méchants?
rayons jolis, dissipez mes craintes ; Apaisez mon mal, tant qu'il n'est pas sûr.
— Les yeux de ma mie ont toujours ces teintes, Ces teintes d'or 'sombre et de sombre azur.
LOUIS LE LASSEUR DE RANZAY